Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/

samedi 31 mai 2008

Danemark - Le caricaturiste de Mahomet reçoit le prix de la Société danoise de la Presse Libre

Kurt Westergaard a reçu le prix Sappho de la Société danoise de la Presse Libre jeudi soir pour sa création de la caricature de Mahomet qui montrait le prophète avec une bombe sur le turban.

Ce prix est remis chaque année par la Société qui, après une absence de 155 ans, a été recréée en 2004 en raison, principalement, de la conviction que la censure islamique menace la liberté d’expression. Flemming Rose, l’ancien éditeur en chef du journal le Jyllands-Posten, qui est également le journal pour lequel travaille Westergaard, avait reçu ce prix en 2007 pour la publication des caricatures.

A la cérémonie, Westergaard s’est vu remettre le prix par l’acteur Farshad Kholghi, membre de la publication internet de Sappho et musulman. Kholghi a dit être fier du travail de Westergaard.

Le prix Sappho est accompagné d’une récompense de 20 000 couronnes (2 700 euros) et d’une statue de la poétesse de la Grèce antique créée par le sculpteur danois Uwe Max Jensen.

Westergaard a déclaré être très touché par le prix, et est attaché à la continuation de son travail pour la préservation de la démocratie.

Miss foulard islamique au Danemark !

Quand des médias dominants et l’industrie de la mode se mettent au service de la promotion du foulard islamique, on réalise à quel point des enjeux géopolitiques puissants se jouent sur le corps de la femme. Une initiative telle que celle de la radio TV danoise... mon dieu ! c’est le rêve des mollahs, des ayatollahs, des Talibans et de Ben Laden !

N’oublions pas les millions de petites filles et de femmes dans le monde qui aspirent à la liberté de ne pas porter le voile, de sentir le soleil sur leur peau et le vent dans leurs cheveux. Celles qui militent en occident pour le droit de porter le voile "par choix" devraient aussi militer pour la liberté de celles qui, ailleurs dans le monde, revendiquent, souvent au péril de leur vie, le droit de ne pas le porter. Ce sont elles les véritables héroïnes.

Lisez : Nous soulignons la Journée internationale de la femme à la mémoire d’Aqsa Parvez, et le commentaire d’Helios d’Alexandrie au bas de cet article : Il ne faut pas oublier les milliers de jeunes écolières et étudiantes algériennes égorgées par les fous d’Allah pour avoir refusé de porter le voile. Je dis à celles qui participent aujourd’hui à la manifestation en faveur du voile : Honte à vous qui bénissez par votre lâcheté et votre aveuglement les poignards des assassins ! (...)


La radio-TV nationale danoise a lancé ce concours de beauté dans ses activités destinées aux 15-19 ans. A gagner : un foulard islamique ‘haute couture’, des ipods et 5 abonnements au magazine ‘Muslim Girl’. Le règlement du concours spécifie que les demoiselles non musulmanes peuvent participer (à condition de se voiler, cela va de soi…).

Le journal Avisen rapporte que de nombreux politiciens (toutes tendances confondues) ont réagi négativement à cette initiative qui ‘sacralise un symbole de l’oppression des femmes et nuit à l’intégration’, et qui ‘utilise l’argent de la taxe radio-tv des citoyens pour faire de la publicité au foulard islamique’. Des pressions sont exercées pour que ce concours soit annulé.

Le rédacteur en chef responsable de cette initiative, Bjarke Ahlstrand, ne voit pas où est le problème. Il est assez heureux que ce concours fasse l’objet d’autant d’attention.

Vous pouvez voir la galerie avec les candidates déjà en lice ici.

Le blog danois Hodja propose le défilé suivant pour le concours 2009 :

Miss ‘Analphabète’, Miss ‘Sans droit de vote’, Miss ‘En attente de lapidation’

l'antisémitisme et le négationnisme iraniens

Une chaîne par satellite promeut la négation de l’Holocauste

Le massacre du peuple juif durant l’Holocauste était « scientifiquement impossible », selon un article publié par une chaîne iranienne par satellite sur son site Web.

L’article a été écrit par Nicholas Kollerstrom, un universitaire spécialisé dans l’astrologie et les crop circles. L’University College de Londres (UCL) a mis fin à ses bourses de recherche le mois dernier après qu’il eut dit qu’il n’y avait jamais eu de chambres à gaz à Auschwitz.

« Les vues exprimées par le Dr Kollerstrom sont diamétralement opposées aux objectifs et à la philosophie de l’UCL, de sorte que nous souhaitons n’avoir absolument aucun lien avec elles ou leur auteur », a dit l’University College dans une déclaration. « Nous n’avons pas d’autre choix que de mettre fin au statut de chercheur honorifique acccordé au Dr Kollerstrom, avec effet immédiat ».

Press TV, une chaîne d’information iranienne de langue anglaise, a été mis en place l’année dernière par le gouvernement iranien en vue d’offrir des reportages « impartiaux » et des « analyses complètes et en profondeur de l’actualité », selon son site Web. L’article de Kollerstrom a été affiché dimanche et, malgré les protestations d’une organisation communautaire juive, l’article est encore sur le site.

Dans l’article intitulé The Walls of Auschwitz (Les murs d’Auschwitz), Kollerstrom fait valoir que « le massacre de Juifs par le gazage au cours de la Seconde Guerre mondiale était scientifiquement impossible ».

L’article de Kollerstrom est également hébergé sur le site Web du Comité pour un débat public sur l’Holocauste, qui promeut également les travaux négationnistes de David Irving d’Angleterre et de Ernst Zundel de l’Allemagne.

Dans un article sur le site intitulé The Auschwitz ’Gas Chamber’ Illusion (Les chambres à gaz d’Auschwitz : une illusion), Kollerstrom écrit que seulement un million de Juifs sont morts dans la guerre et que « le seul programme intentionnel d’extermination de masse dans les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale ciblait les Allemands ».

L’article conclut en disant : « L’ONU a maintenant établi, depuis 2006, la date du 27 janvier comme Jour annuel du Souvenir de l’Holocauste. En ce jour anniversaire, nous avons tous besoin de réfléchir sur la falsification de l’histoire et le plus grand mensonge jamais raconté. Comme Persée qui regardait la Méduse par l’intermédiaire d’un miroir pour éviter d’être pétrifié, nous aussi avons besoin de réflexion sereine et du pouvoir de la vérité pour éviter notre destruction collective ».

Gavin Gross, Directeur des relations publiques de la Fédération sioniste du Royaume-Uni, qui est apparu dans des débats sur la chaîne iranienne, a écrit à Yvonne Ridley à Press TV, en disant : « Je peux comprendre que Press TV prenne une position forte contre Israël, mais la négation de l’Holocauste est une autre chose entièrement. Même si l’UCL a mis fin aux bourses de recherche de Nicholas Kollerstrom, Press TV le décrit encore comme un « distingué universitaire » et publie ses écrits ».

« L’Iran parraine tant la négation de l’Holocauste que Press TV, si bien que cette saleté ne devrait pas nous surprendre », a déclaré Mark Gardner, directeur des communications au Community Security Trust, qui assure la sécurité des Juifs britanniques et représente la communauté auprès de la police, du gouvernement et des médias sur l’antisémitisme et les questions de sécurité.

« Press TV a une façade de média respectable, mais cela les expose pour ce qu’ils sont vraiment », a ajouté Gardner.

Selon son site Web, la vision de Press TV consiste à « construire des ponts de compréhension culturelle, encourager les êtres humains de différentes nationalités, races et croyances à s’identifier les uns aux autres ».

Malgré des demandes répétées, Press TV a refusé à tout commentaire.

La menace islamique

Une « majorité écrasante » d’Européens pensent que l’immigration en provenance de pays islamiques constitue une menace pour leur mode de vie traditionnel. Le sondage, mené dans 21 pays, a trouvé « un sentiment anti-immigration très répandu », mais avertit que la population musulmane de l’Europe va tripler dans les 17 prochaines années.

Le sondage signale « un grave déficit de confiance entre les communautés musulmanes et occidentales », la plupart des gens souhaitant moins d’interaction avec le monde musulman.

Hier soir, un député a averti que le sondage montre que les dirigeants politiques en Grande-Bretagne qui prêchent les avantages de l’immigration illimitée sont dangereusement déconnectés du public.

L’étude, dont les auteurs incluent l’ancien archevêque de Cantorbéry Lord Carey, a été commandée pour les leaders au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.

Il rapporte « la crainte croissante des Européens d’une perception de menace islamique pour leur identité culturelle, provoquée en partie par l’immigration en provenance de pays à prédominance musulmane ».

Et il conclut : « Une majorité écrasante des populations sondées en Europe pensent qu’une plus grande interaction entre l’Islam et l’Occident est une menace ». Le député Tory d’arrière-banc David Davies a déclaré au Sunday Express : « Je ne suis pas surpris par ces résultats. Les gens en ont assez du multiculturalisme et de se faire dire qu’ils doivent renoncer à leur mode de vie. »

« La plupart des gens en Grande-Bretagne s’attendent que toute personne qui vient ici doit être prête à apprendre notre langue et à s’intégrer avec nous. »

M. Davies, qui siège sur le Commons Home Affairs Committee, a ajouté : « Les gens sont irrités quand ils voient les millions consacrés à la traduction de documents et à l’aide judiciaire accordée aux personnes qui luttent pour le droit de porter un vêtement couvrant le corps de la tête aux pieds à l’école. »

Refuser le voile islamique, sans concession

Le voile c’est la marque de commerce par excellence de l’islam. Que ce soit en pays islamique comme ailleurs dans le monde, le port du voile est à l’avant plan des revendications militantes musulmanes. « On feint de ne pas voir que derrière la lutte des associations musulmanes, le voile est un enjeu primordial. Ce n’est pas un hasard si, en Iran, la première mesure de l’état islamique a été d’obliger les femmes à se voiler. » [1] Pourtant, le fond de la question a savamment été évacué de tous les côtés. On ne présente plus le voile pour ce qu’il est, mais pour ce que l’on veut faire croire qu’il est.

Le dossier du voile aide à éclairer la confrontation des valeurs fondamentales entre les sociétés occidentales et musulmanes. Démystifier le voile islamique, c’est comprendre les rouages de la désinformation islamique, c’est comprendre les fissures d’un raisonnement à l’occidentale qui est désincarné.

Il est primordial d’affronter la question de front et de soumettre le voile au test des valeurs modernes. Il faut éviter les faux-fuyants hypocrites qui font de la lutte contre le voile une affaire de laïcité ou de sécurité. Le voile est condamnable avant tout parce qu’il incarne une idéologie sexiste.

Ce n’est pas uniquement la femme musulmane qui est touchée par le port du voile, mais le musulman en général. L’imposition du voile refuse au musulman l’intégration à la société moderne. Il est ségrégationniste. C’est la raison pour laquelle les leaders musulmans y tiennent tant.

Un Succès marketing

Naguère en occident, le voile était clairement identifié au patriarcat musulman et on applaudissait les femmes musulmanes qui se dévoilaient pour afficher fièrement leur visage et reprendre ainsi leur indépendance. Ce n’est plus le cas. Au tournant du XXème siècle, la propagande musulmane a parfaitement démontré ce postulat de Goebbels « plus le mensonge est gros, plus il passe. » C’est un cas d’étude marketing fascinant : comment le voile, qui représentait l’asservissement de la femme musulmane, est devenu le porte-étendard de la résistance à l’ « oppression impérialiste occidentale ».

Les mots « liberté » et « droit » sont constamment répétés pour faire la promotion du voile islamique. Ainsi, nombreux sont les gens qui croient maintenant que le port du voile est un droit et l’interdire est une atteinte grave à la liberté. Pour les musulmans pratiquants, critiquer la pertinence du voile est sacrilège. Celle qui ose s’attaquer au voile, le fait par xénophobie (si elle est non musulmane) ou par collusion à l’impérialisme américain (si elle est musulmane).

Le voile fait donc un retour en force, autant en occident qu’en pays musulmans. Il a même bonne mine dans l’univers de la haute couture et de la mode [2]. On parle de re-voilement du Maghreb où les arrières petites filles reprennent le foulard de leur aïeules. Il était rare il y a vingt ans de voir une femme voilée déambuler dans les rues de Montréal, les musulmanes qui portent le voile font maintenant parti du paysage urbain.

Le voile a trouvé sa niche de survie : il se revendique au nom de la liberté religieuse.

Mais est-ce vraiment par choix que la femme musulmane se voile ?

Pourquoi portent-elles le voile ?

Parce que c’est écrit dans le coran. Cette réponse triviale cache un agenda doctrinaire.

Cette motivation religieuse est présentée de manière contradictoire en Occident. D’un côté, les laïques [3] affirment que le voile n’est pas obligatoire. De l’autre côté, les converties et militantes politiques soutiennent que leur choix de l’islam leur impose le port du voile : ne pas le porter serait un manque à leur devoir religieux. Cet engagement au voile trouve son écho dans les écoles officielles. Jamais le voile n’est défendu pour ses vertus spirituelles [4].

Sur la question du voile, il n’y a pas de choix individuel possible selon l’islam officiel. Le corpus juridique de l’islam, soutenue par les écoles officielles est clair à ce sujet : le Coran autant que les Hadith soutiennent que le port du voile est un devoir. Cette position n’est pas que l’apanage des leaders religieux d’Iran ou d’Arabie Saoudite, elle est aussi soutenue par des instances musulmanes européennes. Selon le Conseil européen de la Fatwa, « Le hijab, c’est-à-dire le vêtement que la femme musulmane doit porter pour recouvrir son corps à l’exception de ses mains et de son visage - et ses pieds selon certaines écoles de jurisprudence -, est une obligation islamique qui ne fait l’objet d’aucune divergence. » [5].

Certes, il y a un nombre important de musulmanes qui n’adhèrent pas à l’obligation de porter le voile. Elles vous diront que les versets du Coran (24:31, 33:59) ne constituent pas une obligation mais seulement d’une indication sur comment porter le voile. Cependant, elles ne remettent pas en question toute la symbolique du voile. Implicitement, elles acceptent que la femme pour démontrer sa piété doive le porter.

Il y a bien quelques grands érudits musulmans qui dénoncent ouvertement le voile. Selon Soheib Bencheikh, ancien grand mufti de la mosquée de Marseille, « Le voile est une fausse route pour les jeunes filles. Rien dans le Coran ne leur impose d’afficher ainsi leur foi. Le voile conduit trop souvent à des comportements inquiétants, comme le refus de la mixité, de l’égalité des sexes, des cours de biologie ou de sport. Je suis favorable à la loi contre les signes religieux à l’école, car il faut éviter d’envoyer les profs en première ligne [...] La protection de la femme aujourd’hui, c’est l’instruction et l’éducation » [6].

Mais Bencheikh reste un cas isolé. Il souligne lui-même comment il est ostracisé au sein du leadership musulman français : « Aujourd’hui, qui trouve-t-on pour représenter les musulmans ? Les « barbus », le plus souvent sans culture théologique, enferment les quartiers dans une vision archaïque de l’islam. Au plus haut niveau, les mouvements fondamentalistes viennent d’obtenir une reconnaissance démesurée avec la création du Conseil Français du Culte Musulman. Au sein de ce Conseil, je suis le seul théologien. J’y siége comme « personnalité qualifiée », en réalité disqualifiée : mes convictions y sont très minoritaires, je ne peux pas les défendre. » [7].

Le voile avait fait un recul important dans les pays du Maghreb. Dans certaines traditions (Inde, Indonésie, pays d’Afrique noire, etc.) il était très symbolique ou carrément absent [8]. Pourquoi le voile revient-il en force au XXIème siècle dans tous les pays musulmans ? C’est qu’il est politiquement essentiel pour les leaders musulmans que les musulmanes soient voilées.

Concrètement, le port du voile est imposé de deux manières :

- Pression sociale et familiale pour soutenir l’endoctrinement

- Choix politique pour affirmer son identité culturelle distincte

PRESSION ET ENDOCTRINEMENT

Comme le souligne Ayaan Hirsi Ali, le port du voile est souvent une affaire qui va contre le libre arbitre de la musulmane : « Many are coerced into shrouding their bodies. The veil is the visible symptom of their more comprehensive subjection. They are required to be obedient, to ask permission of their male guardians when they leave the house, often with a chaperone. These victims of force, whether they live in England or in Saudi Arabia, almost always have very limited education. They are married young, through arranged or forced marriages, and are groomed for docility. They do not appear in unemployment statistics, or any statistics at all. As ordained by their faith, they are invisible. » [9]

Dans certaines communautés musulmanes, le port du voile est fortement encouragé par l’entourage de la femme musulmane. Dans plusieurs cas, il s’agit même d’une attente perçue comme légitime sans aucune remise en question possible. Ce qui est présenté comme un choix individuel est plutôt une concession aux expectatives de la communauté. Ce choix religieux émane d’avantage d’une aliénation de la liberté que d’un choix individuel. Présente-t-on sincèrement à la jeune musulmane de 13 ans les alternatives possibles ? Fait-elle un choix éclairé ou bien croit-elle qu’elle ne doit pas trahir sa religion, de ne pas jeter la honte sur sa famille ?

Il n’y a pas que la pression sociale qui impose le port du voile. À Sarajevo, 50 ans après que les femmes aient abandonné le port du voile, les femmes voilées refont surface. Si elles choisissent le voile, c’est plus dans un élan de survie que par choix. « A la suite du conflit qui a dévasté la région, les veuves sans emploi ne survivent souvent que grâce aux aides d’associations religieuses financées par des pays islamiques. Et, bien entendu, cette aide n’est pas gratuite, elle est conditionnée à une stricte observance de conditions dont le port du voile fait partie. » [10].

IMPOSER SA DIFFÉRENCE

Ayan Hirsi Ali décrit bien ces musulmanes privilégiées qui revendiquent le voile comme un choix volontaire : « Often they are literate, verbally forthright and independent. Many are recent converts—"born again" Muslims and Islamic activists who may be well integrated into society. Yet they have made a clear choice. They reject the Western lifestyle. The veil is an expression of the moral philosophy they hold and wish to impose upon others. They seek to provoke, to intimidate. » [11].

Ces musulmanes se positionnent d’emblée dans la mouvance révolutionnaire islamiste qui séduit une grande partie de la gauche. Par exemple, Najat Boughaba une de ces femmes voilées qui détient un doctorat en littérature est rédactrice au Sadr Al Mashrek, un journal reconnu pour défendre les thèses du Hezbollah.

Ce sont aussi les grandes prêtresses du relativisme culturel. Elles ont envahi les universités et infiltré les mouvements féministes occidentaux. Elles ont si bien accusé les féministes occidentales d’ « impérialisme » et de « néo-colonialisme », que celles-ci n’osent plus se prononcer sur la question du voile. Parallèlement, jamais ces musulmanes privilégiées ne dénoncent les abus contre les femmes en terres islamiques, plutôt elles coupent les ponts entre les féministes de là-bas et celles d’ici. Il faut particulièrement se méfier du relativisme culturel quant il est question du port du voile. Il ne s’agit pas d’un costume ethnique. Aucun costume ethnique ne dispose d’une police pour l’imposer comme c’est le cas dans les pays où la charria fait force de loi [12].

Ces musulmanes privilégiées font habilement la défense de leur droit de porter le voile. Elles soutiennent que contrairement au préjugé elle ne sont pas faibles : elles ont des carrières, participent à la société, conduisent une voiture, etc. Elles défendent leur choix comme étant un droit religieux. Selon leur interprétation de l’islam, elles doivent porter le voile et personne ne les y a forcé. Comme si la multitude d’imans et d’érudits de l’islam qui affirment qu’une vraie musulmane est obligée de se voiler n’avait eu aucune influence sur leur choix. Elle en reste toujours au niveau de leur droit/choix sans jamais parler de la valeur spirituelle de ce droit/choix [13]. Elles évitent de répondre clairement à la question qui perturbe tous les occidentaux : Comment une religion moderne pourrait-elle exiger une telle dissimulation du corps de la femme ? La vérité est qu’elles soutiennent la séparation physique et morale entre les hommes et les femmes.

NE PAS PORTER LE VOILE

Les musulmanes qui ne portent pas le voile, le font contre la volonté des leaders musulmans et de leurs « sœurs » musulmanes voilées. Leur refus ne sera pas nécessairement perçu comme un appel à transformer le dogme officiel mais plutôt comme le signe de leur manque de piété ou, pire, de contamination à l’impérialisme américain. Elles assument une attitude indéfendable selon l’islam officiel tel que prêché dans les mosquées tant des pays musulmans que des pays occidentaux. Même si ces musulmanes non voilées pratiquent un islam axé sur une foi intérieure, le corpus juridique islamique les rattrapera toujours. Il rendra leur position personnelle inapplicable à l’ensemble des musulmanes. Le seul choix de la femme musulmane reste de se soumettre au dogme.

Pourtant, elles revendiquent à juste titre que cesse une aliénation sociale par la religion. Les musulmanes non voilée qui tentent de vivre leur spiritualité et leur culture en harmonie avec les valeurs modernes méritent notre sympathie.

Le Voile défend une idéologie sexiste

« Irrespective of one’s perspective, the fact remains that the hijab is an instrument of segregation and containment. It marks the Muslim woman for separation and for ’different’ treatment. Muslims who claim that hijab forces society to treat women in a special way (in terms of security and respect) do not work to ensure that the society has affirmative laws in place to guarantee equal outcomes for women. So, hijab ultimately undermines equal opportunity. » [14]

Le voile doit être dénoncer pour ce qu’il est : un instrument qui brime la liberté et l’égalité des femmes. Comme nous l’avons démontré, le port du voile est obligatoire pour la femme selon l’islam officiel - même les non musulmanes doivent le porter dans les pays où la charria fait force de loi. Le voile prend son assise dans la croyance qui veut que la responsabilité de la vertu repose entièrement sur les épaules de la femme. En Occident, les féministes se sont battues becs et ongles pour redonner à la femme le contrôle de son corps et pour abolir le clivage entre la femme chaste (pure) et la putain (impure). Voilà que cette idéologie sexiste revient avec force par le biais du voile.

Les féministes devraient du moins dénoncer le voile haut et fort sans équivoque, notamment en Occident, en dépits des considérations pluriculturels. Malheureusement, ce n’est souvent pas le cas. Il semble que les militants musulmans aient réussi à confondre les féministes occidentales qui n’osent plus se prononcer sur le voile sans demander l’avis d’une femme voilée. Autant demander au loup s’il a de grandes dents !

Heureusement, de vraies féministes d’origine musulmane sont beaucoup moins complaisantes sur la question du voile. Sérénade Chafik souligne que : « Le voile a toujours été utilisé comme instrument de l’appropriation de la société du corps des femmes. [...] Les occidenta-ux-les seraient-il/elles les seul-e-s à avoir le droit à la laïcité, à la liberté tant sexuelle qu’intellectuelle, au droit de choisir, et pas nous ? N’y aurait-il pas là quelques restes de pensée coloniale qui considère que nous, les Arabes ne sommes pas assez évolué-e-s pour accéder à tous nos droits, y compris celui de critiquer notre religion ? » [15].

Ayaan Arshi Ali est toute aussi catégorique : « The most wicked aspect of this "morality" is the complete lack of male responsibility for male conduct. And this sexual morality clashes deeply with that of the West, which emphasizes female eroticism in fashion, music, films, advertising. Feminists may argue the merits of all this, but one distinction remains important. In the West, there exists an assumption that men are capable of sexual restraint. It is this presumption that makes it possible for us women to freely take part in public life and make our own private choices. The victim of rape in a miniskirt did not ask for it, and the husband who rapes his wife is guilty of a felony. » [16].

Ultimement, le voile est un instrument dogmatique et sectaire qui ne s’accorde pas aux valeurs de la modernité. Prétendre le contraire relève d’une manipulation perverse.

Le Voile est ségrégationniste

Le voile régit le comportement de la musulmane face à « l’autre ». Le voile affirme la séparation, la démarcation entre l’homme et la femme mais aussi, voire surtout, entre le musulman et le non musulman. Comme le dit Ayaan Hirsi Ali « Those who wear the veil deliberately set themselves apart. » Cette différentiation vis-à-vis « l’autre » est l’assise principale de l’islam officiel.

Dans une société laïque, la religion reste du domaine personnel et privé. Se développe une zone culturelle commune qui n’est pas définie par les croyances spirituelles de ses membres. Il est difficile de déterminer qui est bouddhiste, hindou, musulman, juif, chrétien ou athée quand tous portent un costume séculier. Ce n’est pas prohibitif. Les costumes religieux font partie des rituels et sont portés dans les lieux de culte. Ils demeurent pertinents dans la sphère spirituelle. Toutes les religions qui se sont modernisées adhèrent à ce principe naturellement. Même les leaders spirituels abandonnent le costume religieux pour participer à l’espace séculier (par exemple, les prêtes catholiques ne sont plus systématiquement en soutane).

Il en résulte un joyeux métissage :
- un bouddhiste et une juive passionnés de mode rétro se rencontrent sur un plancher de danse swing
- un hindou et une catholique techno sympathisent sur un site de musique hip hop
- une musulmane à la dernière mode et un athée métrosexuel dîne ensemble dans un bar à tapas branché

Un véritable espace culturel séculier qui dissout le communautarisme sans menacer la mosaïque des spiritualités est vital à la modernité. L’imposition du voile par les leaders musulmans a des visés ségrégationnistes. Elle provoque effectivement la séparation des musulmans du reste de la société laïque.

Toutes ségrégations d’un groupe contre la majorité est suspectes. La ségrégation imposée de l’extérieure est toujours odieuse : apartheid, ségrégation des afro-américains, ghettos juifs, etc. La ségrégation imposée de l’intérieure d’une communauté est louche : toutes les sectes religieuses s’auto exclues du reste de la communauté. Dans les deux cas, les dommages aux individus enfermés dans une idéologie ségrégationniste sont considérables, voire irréparables.

Le voile participe à la ségrégation de la communauté musulmane. C’est la raison pour laquelle il est aussi important pour les leaders musulmans de l’imposer. C’est l’instrument de leur pouvoir, non seulement sur la femme mais sur toute leur communauté. « Chaque fois que se multiplient les raisons de haïr l’Occident, les rangs des femmes voilées grossissent. C’est ce qui explique que la communauté qui reprend le voile le plus rapidement est celle des musulmanes qui ont émigré à l’étranger et qui expriment ainsi un attachement identitaire. » [17].

Le voile islamique est terriblement polémique. Il dépasse le simple activisme politique. Selon Avis Asiye Allman, chercheuse à la Muslim-Christian understanding de l’université Georgetown, les services militaires Turques identifient le port du voile, dans certaines instances publiques, comme une menace pour la sécurité nationale. [18] Bien qu’elle argumente en faveur du droit de porter le voile, son texte expose à quel point le voile est au cœur du schisme qui sépare liberté et égalité chez les Musulmans.

Légiférer le voile

Les offensives occidentales contre le voile sont souvent futiles [19]. Elles se défendent dans une rhétorique captive du relativisme culturelle et ne s’attaquent souvent qu’aux formes plus extrêmes (niqab, burqa) traçant ainsi une ligne de ce qui est acceptable en matière de voile islamique. Il en résulte des lois qui n’offrent que des flans aux attaques. On revendique la sécurité pour justifier une loi qui interdit la burqa ou pour interdire à une jeune fille voilée de jouer au soccer. On défend la laïcité avec une loi qui prohibe le voile à l’école (et tout autre signe religieux à l’école). Bref, ces dispositions tentent de gommer un malaise sans attaquer ce qui choque vraiment l’Occident : le sexisme et le ségrégationnisme. Si des lois doivent régir le port du voile, qu’elles le fassent clairement sans détour. Au moins, nous aurions un véritable débat de société.

Cependant, légiférer contre le voile est une voie dangereuse. Un loi qui interdit le port du voile est une loi antonyme/miroir des lois de la charria qui forcent le port du voile. Verra-t-on des martyrs de ces lois ? Des jeunes femmes emprisonnées pour avoir refusée d’enlever leur voile ? La modernité est une période de transition. Intégristes et ultraconservateurs sont là précisément pour nous rappeler ce que nous avons quitté comme société. Ce qu’il faut attaquer c’est la popularité du voile, sa légitimité morale. Il faut toucher le coeur de la foi musulmane. Dire que la pudeur, la fidélité et l’amour de dieu ne sont pas assujettis à un costume. Nombreuses sont les musulmanes qui vivent leur foi de cette manière : non voilées, non moins croyantes, non moins pratiquantes. Ce sont à elles que nous devrions donner la parole lorsque vient la question du voile islamique et non pas à la frange intégriste.

Le droit/choix des musulmanes voilées fait néanmoins déjà apparition dans les cours de justice. Les défenseurs des droits de la personne sont maintenant confrontés à ce droit individuel s’arrimant à une identité collective. Lorsque Julius Gray défend le droit d’une écolière musulmane de porter le voile dans une école catholique, il va contre ses propres valeurs, lui qui rejette le communautarisme et les dangers du droit collectif. Il défend aussi le voile comme une obligation religieuse contre l’avis des musulmans modernistes. La chartre des droits de la personne doit favoriser l’émancipation des individus, la liberté et les échanges interculturels, pas le communautarisme. En fait, son argumentaire ne serait légitime que s’il affirmait que tous les codes vestimentaires dans les écoles sont inconstitutionnels.

Conclusion

Que le port du voile soit vraiment justifié ou non par le coran, ne semble pas être une question qui déchire le monde musulman. Même dans les pays à majorité musulmane les plus laïcs, il reste synonyme de piété. Nombreux sont les musulmans qui militent en sa faveur.

L’adaptation d’une religion à la modernité se résume à son degré de confrontation avec certaines valeurs de base, valeurs maintenant prises pour acquises dans les sociétés laïques et démocratiques. Le voile est le symbole le plus évident de la confrontation que suscite (ou impose) l’islam dans les sociétés occidentales.

La première action contre le voile est de le dénoncer sans nuance et ouvertement. Il faut donner la parole aux féministes comme Ayaan Hirsi Ali et Fadela Amara qui défendent vraiment les droits des femmes et non les intérêts de groupes religieux intégristes comme le fait Najat Boughaba. La lutte au voile doit se faire haut et fort. Il est temps de supplanter les apologistes musulmans qui pleurent au racisme à chaque critique contre le voile. Il faut que chacun comprenne vraiment les enjeux du voile.

Rien dans le port d’un vêtement ségrégationniste n’est bon dans une société qui défend l’émancipation individuelle.



vendredi 30 mai 2008

En France, la justice applique désormais la charia !

Le tribunal de grande instance de Lille vient de rendre un jugement étonnant : il a considéré la virginité comme une « qualité essentielle » (sic) de la femme avant le mariage.

Un mari avait demandé l’annulation de son mariage au motif que sa femme n’était pas vierge alors qu’elle avait prétendu l’être. Il se trouve que les deux époux sont de confession musulmane. Le tribunal aurait-il tenu compte de la religion des époux pour rendre son jugement ? De deux choses l'une : ou bien le tribunal a été différentialiste et a rendu un jugement discriminatoire, ou bien il faut comprendre que la virginité est devenue une qualité essentielle sur laquelle une future épouse ne doit dorénavant ni plaisanter, ni mentir.

La décision rendue par le tribunal pervertit l'esprit même de cette loi qui avait pour finalité manifeste de protéger les femmes contre les mariages forcés.

Il s'agit d'un précédent : la République, en tant qu'elle est laïque, n'a jamais considéré, ni dans son esprit ni dans sa lettre, que la virginité pouvait être une qualité essentielle d'une citoyenne qui veut librement s'engager dans le mariage, fût-elle musulmane.

Un jugement rendu par un tribunal français est prononcé au nom du peuple souverain, source de la volonté générale, et non pas au nom d'une religion, d'une tradition ou d'un droit coutumier. Dans la même veine anti-républicaine, anti-laïque et anti-féministe, pourquoi ne pas aller jusqu'à blanchir cette coutume barbare qu'est l'excision ?

L’UFAL appelle la représentation nationale et, au-delà d'elle, tous les citoyens, à résister à cette dérive communautariste et à refuser ce jugement : il serait en effet désastreux qu'il fasse jurisprudence.

jeudi 22 mai 2008

Une étude sur les musulmans en Allemagne : cela fait froid dans le dos !

Institute of Islamic Studies
“Muslims in Germany”
A Study Conducted by the Federal Ministry of the Interior
On:
Integration, Barriers to Integration, Religion and Attitudes Toward Democracy, the
Constitutional State, and Politically and Religiously Motivated Violence
Results of Surveys Within the Framework of a Multicentric Study in Urban Environments, by
Kathrin Brettfeld and Peter Wetzels, 509 p., Hamburg 20071
Results of the Study – A Summary
Christine Schirrmacher
Why this study?
Shortly before the end of the year 2007, an extensive study published by the Federal
Ministry of the Interior appeared under the title “Muslims in Germany”. Under the direction
of the Hamburg criminologists Karin Brettfeld and Peter Wetzels, the study inquired into the
attitudes of Muslims in Germany in regard to integration and democracy, the rule of law, and
politically and religiously motivated violence. This volume of more than 500 pages of
statistics, as well as the analysis of the answers obtained from nearly 1700 respondents from
various areas of the society, represents a relevant survey which, on the basis of the extent of
the data gathered and its well-founded scientific treatment, provides insights into themes for
which knowledge for a long time has appeared urgently desirable. For this reason, the study
fills a genuine gap, even though partial studies to a lesser extent on individual aspects already
have been conducted.
Data was gathered and analyzed beginning in 2004; the entire investigation, initiated
by the Interior Minister at that time, Otto Schily, thus covered a period of three years. The
survey was limited to several urban centers; rural areas could not be surveyed. Even if one
takes into consideration that urban centers, with a larger number of Muslims and a larger
array of mosques and cultural associations, display the special character of Muslim social life,
there exists on the other hand no reason to assume that the findings obtained in the urban area
would deviate significantly from those in the rural area.
The study is significant at the present point in time because it is a contribution to the
urgently needed assessment of the state of Muslim life in Germany. After a long history of
refusing to acknowledge that the Muslim “guest workers” of the 1960s would live
permanently in Germany and the, to a great extent, unplanned and uncontrolled immigration
of people on the basis of political persecution, the search for asylum, economic distress, as
well as the belated arrival of family members in the past decades, it was high time to deal with
1
The study can be ordered at no cost from: Publikationsversand der Bundesregierung, Postfach 48 10 09, 18132
Rostock; a download of the complete study, as well as a shortened version (36 p.), is available under
www.bmi.bund.de.
the social and political positioning of the Muslim portion of the population that has grown to
3.2 – 3.5 million people today.
In addition, the study is of significance in a time in which numerous terrorist attacks
have been carried out by Muslim terrorists and extremists. Security experts do not at all
consider the danger in Germany, either, to be eliminated. For this reason, such a study is, in
the end, also a precondition for being able to recognize a possible threatening scenario
produced by extremist forces, and for being able to consider possible countermeasures.
Thereby – and security experts are united to a great extent in their opinion on this – it is
important not only to register that portion of the Muslim population that already justifies
religiously motivated violence or even is prepared to carry out attacks or already has
participated in them, but also to understand what arguments are used and in what areas such a
great distance to German society, or even rejection of the legal system of the Federal
Republic, exists, so that the ground for radicalization and extremism can be prepared through
the efforts of religiously-founded fundamentalism.
Target Groups of the Study
Before appearance of the study, the question of how large the portion of the Muslim
population in Germany might be that advocated religiously and politically motivated violence
was answered in most cases by referring to the 1% of the Muslim population (about 30,000)
who were members of extremist organizations. The study by the Ministry of the Interior also
shows that only a minority of the Muslim population in Germany sympathizes with extremist
positions and endorses religiously motivated violence. However, this is no reason to lean back
and be unconcerned. Simple answers are no longer permitted after reading the study
“Muslims in Germany”; the problems are much too complex to be dealt with by making
reference to only 1% who are members in extremist Islamic groups.
The study is divided into four areas that correspond to the surveys of four target
groups and to the analysis of their answers: The first survey is directed toward a non-specific
group of the Muslim resident population that was reached by means of a standardized
telephone survey of approximately 1,000 persons. The results of this survey are compared
with the answers from three specific groups: 500 students in the ninth and tenth grades
between fourteen and eighteen years of age; 150 Muslim university students; 60 members or
activists in Islamic associations, organizations, and mosques.
Thus, answers from altogether more than 1700 Muslims were included in the
assessment. The level of education of those surveyed reached from the secondary school level
to the university level, the range in ages comprised the entire spectrum from fourteen years
onward, and the geographic area of the study was composed of the cities of Hamburg, Berlin,
Cologne, and Augsburg. The majority of those surveyed were of Turkish origin, which also
corresponds to the national distribution within the Turkish community in Germany.
Results
One first important result – even if it is not a surprising one when seen against the
background of earlier studies – was that the majority of Muslims in Germany attaches great
importance to its religion in theory and practice. “The findings of several studies on the
practice of religion show further that Islam exhibits an effectiveness in manifold forms that
penetrates deeply into the daily life of Muslims and presents a powerful force for the shaping
of daily life as well as for the structuring of social relationships” (21).
2
In contrast to earlier surveys, it is clear that the number of those who describe
themselves as religious or even very religious has risen again in the last years. Over 85% of
the Muslims in Germany describe themselves as “religious” or “very religious” (138).
The number of those who attend mosque at least once a week increased between 2000 and
2005 from 30.7% to 41.6% (22). Fundamentalist political tendencies can be attributed only to
a minority; the majority has a traditional, an orthodox, or a fundamentalist orientation in
regard to religion (140).
Not only the attendees at mosque has increased, but also, for example, the number of
those advocating the wearing of the headscarf for women: in 2005, 46.6% agreed with the
statement that women should wear a headscarf in public, while in 2000 only 27.2% had
affirmed this (23). And the number of those who have attended a Koran school also is
clearly higher among the younger Muslims in Germany than among those who are older
(112). Interestingly, the number is highest among those born in Germany: 60%. The
longer that attendance at a Koran school lasted, the more clearly a religiously
fundamentalist orientation can be observed (134) – which likewise cannot be surprising
when seen against the background of the results of earlier studies on the integration-inhibiting
role played by Koran schools.2
The study explicitly and rightly emphasizes that a religiously orthodox, old-fashioned
traditional, or fundamentalist orientation may not be equated rashly with the willingness to
commit violence or with extremism. Islam does not in any way teach terrorism as a goal of
faith, and whoever prays five times a day is in no way closer to violence and extremism than
the non-religious person. Whoever adheres to religious rites and convictions in a, to a large
extent, secular society may appear suspicious to some – but, by no stretch of the imagination
can he or she be termed a terrorist on this basis. In order to slide from a strict religious belief
into extremism, further motivating elements, attitudes, and developments (most Muslims
would say: wrong developments) are necessary so that, in the end, a person believing in Islam
becomes an advocate of struggle and violence against the “infidels”. In this area, too, that is,
in the explanation of the necessary differences between a believer and an extremist, the study
makes a valuable contribution.
1. The Muslim Resident Population

The answers from about 1000 persons were analyzed after a telephone survey; not
quite a third possessed German citizenship (192). But, only 12.2% defined themselves as
Germans (193). The average educational level of those surveyed was rather low: almost 70%
possessed a secondary school diploma or less; but only about 12% were academics (192,
193).
Integration
Of the respondents, 19.4% can be considered as poorly integrated linguistically and
socially, a further 37.6% as moderately integrated, only 32% as satisfactorily to well
integrated, and 11.9% as very well integrated (96), dependent upon the age of the person at
the time of immigration: “A successful integration, put into practice in everyday life, can be
identified only in somewhat more than 10%” (103) – in this clarity, a conclusion that must
give pause for serious thought and call for nothing short of political action. To be sure,
2
Wolfgang Ritsch, for example, came to this result as early as 1987: Die Rolle des Islams für die
Koranschulerziehung in der Bundesrepublik Deutschland, Hochschulschriften 244, (Cologne: Pahl-Rugenstein,
1987).
3
segregation and isolation are rejected by the overwhelming majority of over 80%, but the
neglect of one’s own culture is likewise also rejected (99). The willingness to integrate, of
course, exists, but it goes hand in hand with the necessity for retaining one’s own culture.
Nearly half of the Muslim resident population, for its part, feels rejected by the German
population (109).
Disparagement and the Readiness to Resort to Violence
Almost 90% are “infuriated” “when after terrorist attacks Muslims are always
suspected first” (108); they feel themselves as Muslims collectively and globally
marginalized. More than 90% reject the killing of other people in the name of God as
unjustifiable, and more than 90% consider a person who “encourages young Muslims to
commit suicide attacks or instructs them in doing so” to be “godless criminals” (177). On
the other hand, 44% agreed “somewhat” or “completely” with the statement that
“Muslims who die in armed struggle for the faith” enter “into Paradise”, that is, are
rewarded by God for their acts (176). Just under 40% consider “the use of physical
violence as a reaction to the threat presented to Islam by the West as legitimate” (191).
Religion and Religious Freedom
Almost 87% characterize themselves as personally religious or very religious, whereby
the level of devotion increases at a lower level of schooling (112). About 40% of the Muslim
resident population can be considered as “fundamentalist oriented” (195): 79.6% agreed
“completely” with the statement that the Koran is the true revelation of God; a further
9.4% agreed “somewhat”; together 89% (116). The daily regard for religion also goes hand
in hand with the high proportion of those who are convinced of the truth of their religion; the
rites and commandments of Islam are held in high esteem, even when they are not always
observed in detail (117).
Although it is evident in this segment of the population, as well as also in all others,
how highly religious freedom is esteemed in Germany, around 30% agree “completely” or
“somewhat” that it should be forbidden to persuade Muslims to change their religion
(118) – which would mean a restriction upon the public presentation of other religions and,
thus, a restriction upon religious freedom. Forty-five percent agreed “completely” or
“somewhat” that “only Islam is able to solve the problems of out time” (119). Further, 48.4%
“affirm the statement that democracy in Germany is one of the reasons for the high rate of
crime” (141); 46.7% agree “somewhat” or “completely” that “the observance of the
commandments of my religion … (is) more important for me than democracy” (141), which
corresponds roughly to the results of earlier surveys that about half of the Muslim population
in Germany considers the Koran and democracy to be incompatible. Further, 33.6% advocate
the death penalty, and about 9.4% advocate the punishments contained in Sharia for
Germany (141) – which in absolute figures corresponds to more than 300,000 people.
Radicalisms
With attendance at a Koran school, the consumption (exclusively) of non-German
media, as well as the exclusive participation in Islamic associations, the distance to
democracy and the distance to the rule of law increase considerably (167, 173), a
development which is discernible among about 10% of Muslims as a whole and is the higher
the less the linguistic-practical integration has been successful (173). The distance to
4
democracy is greatest among the extremely religious (fundamentalist oriented), but in this
group applies only to a hard core of about 15% (173).
Especially susceptible to radicalisms appears, first of all, to be especially well-
educated groups that, to be sure, themselves have had little experience of discrimination
in Germany, but assume such for “the Muslims” globally. The second group of those in
danger of radicalization is composed of people with little education and an active
experience of discrimination; the third group includes people with a traditional religious
orientation – In consequence, it can be said that an individual’s lack of participation in
society, or that person’s marginalization, is certainly a problem, but for only a part of
Muslims is it a cause for a possible radicalization (166).
Adding the group of those maintaining a great distance to democracy to those
who to a great degree consider religiously and politically motivated violence to be
legitimate, the study assumes a proportion amounting altogether to 13.9% of the
Muslims in Germany (185), an “absolutely substantial minority with a problematic attitude
toward violence and/or democracy and the rule of law” (185) that shows a clear potential for
radicalization. “Only a small minority of 6% displays a high acceptance of politically and
religiously motivated violence” (190).
A sound education is thus a factor that makes a development toward
radicalization more unlikely, but does not exclude it, which is shown by the group of those
with a higher level of education but with a stronger rejection of the Western way of life and
the Western social order – for this reason, it is correct to emphasize the significance of
education since, in the segment with a greater level of education, a smaller proportion
approves of religiously and politically motivated violence, but, on the other hand, it is shown
empirically here that radicalism is not to be combated with education alone, since a
portion of educated persons also is found among those who advocate politically and
religiously motivated violence.
“On the whole, the results of this survey lead to the conclusion that, in the Muslim
resident population, a relevant potential on the level of personal attitudes exists that can be
suitable as a ground of resonance and a field of recruitment for radicalisms and
extremisms” (201).
2. Students of the Ninth and Tenth Grades

About 500 Muslim youth from various types of schools in Cologne, Augsburg, and
Hamburg were surveyed by written questionnaire together with non-Muslim youth so that a
comparison could be drawn between the various educational segments, but also between
Muslim and non-Muslim migrants as well as native non-Muslims.
Just about 40% of the Muslim students surveyed possessed German citizenship (212);
about 70% came from a Turkish background (213); 77% lived since birth in Germany
(214). Yet, here, too, a high proportion, 27.2%, felt themselves bound only to their home
country (219), which for most of them is the country of origin of their parents and
grandparents. Definite tendencies toward segregation from the majority society are discernible
in a third of the young people (265). Just over 10% express themselves affirmatively in
regard to the legitimacy of corporal punishment in Germany also (267), 14.2% are
assessed as critical of democracy (272), while, in comparison, 10.5% of German non-Muslims
hold the same view (337).
5
Radicalisms
More than 15% of Muslim young people express anti-Semitic prejudices (275); to
a clearly lesser extent, however, prejudices against Christians. Among native non-Muslims,
however, the proportion of those who express prejudices against Muslims is, at almost a
fifth of those surveyed, still higher. Only 6.4% of Muslim youth is considered to be
sympathetic toward Islamism (295), but 24% are considered sympathetic toward
violence (310) – in contrast to 14.9% of native youth: “In sum, it therefore can be
established that a significantly heightened acceptance of violence is connected with the
affiliation with the Islamic religion” (312). Among non-Muslims (Christians), a contrary
tendency is discernible: a heightened religious consciousness lowers the affinity toward
violence to about 3% (315, 319).
Intolerance and Dissociation From Democracy
A great distance from democracy and the rule of law is evinced by 11.6% (306). “If
strong anti-Semitic or antichristian prejudices and/or great distance from democracy are
taken together as characteristics that define a group at risk, then, on the basis of the data in
hand, one can discern such problems for almost a quarter of young Muslims (23.8%). It is a
matter here of a minority that is not to be underestimated and that shows clear indications of
intolerance, distance to democracy, or authoritarian features” (308). If the aspect of the
advocacy of violence is combined with this figure, then the percentage rises to 29.2% (341),
more than a quarter of Muslim young people – a potential that is not insignificant and is not to
be neglected.
Whoever maintains his or her distance to democracy, entertains religious prejudices,
and is intolerant tends rather to advocate violence (339). Approximately a fourth of the
young people affirms its own readiness to exert corporal violence against unbelievers in
the service of the Islamic community (339). As a whole, this percentage of young people is
approximately twice as high as the percentage in the total Islamic population; “among the
young people, the potential of young Muslims responsive to political radicalization up to the
extent of excessive violence (is) noticeably higher than in the general population” (321),
especially among poorly educated young men with experience of discrimination and a
fundamentalist religious orientation (327). A religious orientation alone, or poor social
conditions, or the lack of educational opportunities, however, are in no way responsible for
the advocacy of violence. Parental experiences with violence, the traditional perception of
roles, and notions of masculinity play a greater role here (330).
The Significance of Religion
The percentage of young people who characterize themselves as religious is
87.2% (this percentage is somewhat higher than in the general population). Of these, 44.2%
can be characterized as fundamentalist oriented, for whom religion is of great significance in
daily life and who emphasize a faithful, rigid observance of the Koranic commandments
(262). In contrast, 45.6% of non-Muslim migrants describe themselves as religious; only
19.1% of native young people do so (242). Among Muslim youth, this heightened
religiousness is a concomitant of less education and a correlative longer attendance at a Koran
school, the result of which is a more intense fundamentalist orientation. Among native young
people, an increased religiousness is, conversely, a concomitant of a higher education (246,
262).
6
Education and Exclusion
Striking is the fact that the educational level of Muslim youth (rate of attendance
at a Gymnasium: 14.6%) is significantly lower than among native young people (45.8%),
but also lower than among non-Muslim migrants (34.1%). Among Muslims, 63.3%
reported that they had “only a few” or “no German friends at all”; among non-Muslim
migrants, this was the case for only 47.1% (220).
The linguistic-practical integration of Muslim youth was significantly less than
that of non-Muslim youth; more than 40% have problems here (223, 224). Only 45.4%
of young Muslims advocate the adaptation of their conduct to German culture and
instead demand acceptance; in the general Muslim population, on the other hand, 82.6%
advocates adaptation (225). In consequence, young Muslims insist more strongly than non-
Muslims upon the maintenance of their own culture. At the same time, however, 35.9%
judges the German society receiving them as migrants as having a negative attitude toward
them; almost 80% report of incidents of rejection and negative treatment in the last twelve
months (241).
Apart from the clearly discernible distance maintained by many Muslim young people
toward German society is the fact that between 14.3% and 19.5% of native youth display
extremely xenophobic attitudes. The claim of a fundamental superiority of Germans over
other peoples is agreed to “somewhat” or “completely” by 15.3% (231); 43.4% have the
opinion that “most foreigners are criminals” (231). Among native German youth, 17.1%
encounter Muslims with intolerance and prejudice, and advocate violence (233); almost 50%
support the idea that foreigners who are unable or unwilling to accommodate
themselves should leave Germany (235) – here lies a considerable potential for conflict.
3. University Students
From a survey of a total of more than 1000 university students in Hamburg, Augsburg,
and Cologne, as well as the Charité in Berlin, just under 200 Muslim university students were
extracted as a third group for analysis. The overwhelming majority of the Muslims surveyed
here, too, came from a Turkish background; all those surveyed had studied for at last six
semesters.
Among the students, too, the culture of origin and the relationship and commitment to
one’s own roots played a large role, for in this segment of the population, too, it is
emphasized among more than half of the students that the maintenance of one’s native
culture, in spite of the – likewise extant – willingness to accommodate, is at the same time
important (417). Only 10% express a “primary cultural identification with
Germany” (363). From this, it can be concluded that the question of commitment to and
identification with the receiving society is not one of education. Those who are best integrated
can be seen as those who came to Germany already as children or young people (357). On the
whole, the rate of those who linguistically and socially are well or very well integrated
among the students is 78.9% (358).
Discriminations
Remarkable is the high percentage of Muslim students who mention rejection and
discrimination: More than 60% of Muslim students declare that, as foreigners, they
7
already have been given “funny looks”; only a little more than 40% of non-Muslims
report this. More than 50% of Muslim students also cite discrimination from the police
or administrative agencies, which they attribute to the fact that they are foreigners,
while only about a third of non-Muslims see this so (365). Among Muslim students, 33.7%
report severe or very severe discrimination, a rate that is considerably lower among non-
Muslim students. Here, thus, it is obvious that certain incidents are interpreted by Muslims
differently than by non-Muslims, which can be substantiated clearly through the high rate of
agreement with a globally-felt marginalization of Muslims.
Here, one can recognize a clear connection between linguistic-practical integration and
the magnitude of personally-felt slights – the experience of victimization (367). Among
Muslim students, 43.2% feel rejected by the German population (369), and almost 83%
personally feel “rage” in response to the immediate suspicion of Muslims in regard to
terror attacks (371), which means a broad dissemination of the perception of collective
marginalization.
Religion and Democracy
Religion has great importance among students, also. Of them, 76.7% describe
themselves as religious; of these, just under 20% are very religious (373). More than two
thirds consider the Koran to be the true revelation of God (377). Here, too, religious
orthodoxy or traditionalism is not to be equated with extremism or the readiness to resort to
violence (402).
In comparison with the general resident population, the proportion of the
fundamentalist oriented – who, in correlation, show considerably lower levels of integration
as well as report higher rates of personally-experienced discrimination (388) – is above all
considerably lower among students, and the proportion of the moderately religious, at just
under 35%, is relatively higher (383). Nevertheless, 17.8% state that the religious
commandments in the Koran would have greater importance to them than democracy,
and about a third expressed themselves positively in a general way in regard to Sharia in
Germany, while, however, only 7% expressed unequivocal agreement (389). On the whole,
8.2% within the group of students are classed as “highly distant toward democracy” (390),
and 9.4% express anti-Semitic prejudices (non-Muslims with a migration background: 4.9%)
(394). The tendency toward authoritarian-Islamist, anti-Semitic, antichristian, and
democracy-distant attitudes among Muslim students is, at 14.9%, on the whole definitely
less than among high school students (23.8%) (403), but is still a significant minority.
Along with the approximately 6% of students with a sympathy for Islamism, there
exists a further quarter of students who are rigidly religious and declare a moderate distance to
democracy combined with a general affirmation of Sharia. Here, the willingness to
accommodate can be termed rather low, and the tendencies toward isolation are rather strong,
so that here, against the background of a strong perception of the marginalization of the
Muslim community and concretely experienced discrimination, the ground for radicalization
can be prepared easily (404). This critical potential among the students who are subject to
a latent danger of radicalization is estimated by the authors of the study to be of the
magnitude of roughly 30% when the advocacy of Sharia, a distance to democracy,
religious prejudices, and a rigid alignment on religion are included as compromising
factors (404, 405).
8
Religiously and politically motivated violence is also cited much less frequently by the
students than on average in the Muslim population and is rejected by more than 80%. On the
whole, Muslim and non-Muslim students do not differ from each other significantly (415). In
general, it appears that it is the globally marginalized and oppressed position of Muslims
observed in foreign countries worldwide that comes into question as a factor for possible
radicalization rather than the personal experience of discrimination in Germany (416).
“Thus, also among the highly educated Muslims, as which students here must be
regarded, a high-risk group quite definitely can be more exactly located. Significant here –
along with a religious alignment in a form that bears in itself a strong devaluation of the
West and a wholesale upgrading of the value of Islam – is the intensive confrontation with
the position of Muslims in the world and the subjective perception of their discrimination
and oppression.” (420)
4. Activists in Islamic Associations and Organizations
As a fourth group, functionaries or activists in Islamic associations, mosques, and
organizations, as well their members, users, and those persons from their immediate
environment closely connected with them, were surveyed. Altogether, 60 male Muslims –
academics as well as non-academics – between the ages of 25 and 55 in the Hamburg area
were surveyed in personal interviews. In carrying out the interviews, a considerable effort was
necessary in order to dispel the misgivings of those interviewed about a possible
“eavesdropping” or “infiltration” of the associations, or also about the collection of data about
persons in the associations for use by the security agencies.
Here, too, the interview partners with a Turkish background were in the majority;
more than half the interview partners held German citizenship. The participants in the
interviews were without exception very religious (456); a portion expressed a strong
deprecation of Western societies (459), which were judged as morally depraved and two-
faced (466). The themes of global marginalization and oppression of Muslims assumes an
immensely important role in these interviews (486).
Exclusion
The esteem for freedom and basic rights, such as the freedom of religion and the rule
of law in Germany, were emphasized frequently. At the same time, all those interviewed
remarked that they, as Muslims, felt excluded and discriminated against in Germany and felt a
strong solidarity with the worldwide situation of Muslims, which they characterized very
emphatically as victims. Those interviewed complained that Islam in Germany is
discriminated against in comparison with Christianity, that is, that Islam is not treated as a
religion of equal status, so that Muslims in the workplace are limited in the practice of their
religion – whereby this state of affairs always was reported as applying to others, but no
impediment, for example, to prayer, was cited from personal experience (443, 444). As
evidence that Islam is discriminated against, limitations in the construction of mosques were
cited. State sponsorship and support of the construction of mosques, on the other hand,
would be acknowledged as a symbol of the equal recognition of Muslims in society (445).
Striking were the frequently exaggerated reports about a climate of prejudices,
hostilities, rejection, and discriminations against Muslims in Germany: “The descriptions
are to a great extent interspersed with the locution of Muslims as ‘victims’ expressed with the
most varied nuances … To be sure, this is substantiated to a certain extent with references to
9
details, which, however, in very few cases are attributed to direct personal experience.
Dominant is the description of the situation of others who one personally knows and about
which one knows” (441) or descriptions that show a strong distortion of the truth: “I am
treated here and looked upon as though I am a terrorist (as though one is a constant threat)
only because I come to prayer” (484). Only through the supposed treatment of Muslims as
terrorists in Germany, so the respondents, does aggression among Muslims arise:
“There is such an effort to discriminate [against Muslim women], that almost nothing any
more can be done with a headscarf … thus, one becomes aggressive” (484) – here, the
German society, because of its exclusion of Muslims, is considered the cause of violence.
Integration
In reaction, older persons appear rather to withdraw from German society, while
younger persons, as self-assured Muslims in Germany, demand that they be given
recognition (489), and have the vision of forming a kind of political or even economic
avant-garde. It is strongly emphasized by several, especially younger interview partners that
the Muslim community expects to be recognized by the receiving society just as they are
(485). Integration is considered to be a two-sided process and also as a debt to be paid by
the majority society: 91.6% of those surveyed advocate free German courses for
migrants (448). Up to the present, the feeling of not really belonging has been dominant,
even if German citizenship was acquired (450). Coldness, distance, and isolation are
mentioned frequently as characteristics of German society, which, so the respondents,
when all is said and done, would not acknowledge the migrants as their own – whatever the
migrants might be willing to do – and would demand assimilation (485). On the other hand,
the personal places of refuge, the mosque associations, and cultural organizations are named
critically by a portion of those surveyed as an obstacle to integration (454).
Extremism and Personal Liberties
A striking feature of the interviews was the frequently expressed complaint about the
constantly demanded separation and dissociation from “hate preachers” and extremists.
Muslim associations and mosques have “developed a distinct feeling … of being increasingly
in the focus of observation and always being exposed to the danger of being placed under the
suspicion of Islamism and of struggling against democratic structures” (426). In the
interviews, the opinion also was expressed that through its rejection of Muslims, German
society hinders their integration, reception into the society, and complete cultural
acceptance (478).
In the course of the survey, an ambivalent relationship to personal liberties in
Germany frequently came to light: on the one hand, a resort to personal liberties for the
purpose of asserting one’s own point of view (for example, the assertion of religious
instruction in one’s own religious orientation as the only correct one), which at the same
time is then rejected when positions deviating from one’s own views are at issue (for
example, religious instruction in other Muslim branches of faith) (480), or in the case of
marriage with non-Muslim partners: for sons barely accepted, but for daughters apodictically
rejected (481). Here, the expectation that the German state should introduce special
rights for Muslims also is formulated, as, for example, state promotion of and respect for
Islamic holidays or the application of Islamic law for the Islamic faith community
through the creation of a parallel legal society (481) – here, the rule of law as the principle
of legal sovereignty applying equally to the Muslim faith community is clearly rejected.
About one of the interview partners, it is said that “An accommodation of his conduct, or the
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conduct of other Muslims, to the rules of the receiving German society is, in his eyes, an
unacceptable imposition” (482)
The existence of hate preachers and mosques in which extremism is preached is
conceded, but is judged critically as far as is possible. They are considered as a problem
and as doing harm to Muslims as a whole (462). The reaction of German society to the
extremist threat, however, is judged at the same time as discriminatory, exaggerated,
and, in the last analysis – for example, through identity checks in or before mosques – as
aggravating the threat (468). Muslims, it is believed, are “construed falsely by politics
internationally as a threatening factor” (473), whereby a third of those surveyed considers
the concern with extremism as out of place, a third as justified but highly exaggerated in
individual perception, and a third as justified.
Religiously and politically motivated violence is almost never openly promoted or
approved. On the other hand, a radicalization through a many times greater distance to
democracy, clear tendencies toward isolation, the often affirmed judgement of the Sharia as
superior to the Basic Law, the in part openly conceded dissociation from the rule of law, and
the demand for the limitation of the personal liberties of others (such as one’s own daughters
or wife) appears easily conceivable in this environment.
Finally, with the help of four individual biographical reports, it becomes clear how
processes of radicalization can come to pass in Germany: One cause can be a kind of
“awakening experience” through which earlier religious training is revived in a period in
which there is a lack of orientation and deep uncertainty and in which Islam is now
implemented in a comprehensive and rigid manner. Another way is the gradual entry into a
tradition of “true Islam” or of a stricter religious observance than usual in the parents’
home. This occurs frequently in a mosque or learning environment in which separation and
the superiority of the Sharia over Western values are preached. After this change in the
previously average religious person, a significantly heightened degree of religious rigidity and
depreciation of other Muslims who do not live consistently according to the rules of Islam is
reached that then quickly extends to complete dissociation from Western society and the
acceptance of violence in defence of religion or honor, as well as to the limitation of personal
liberties (for example, among the women in one’s own family) or to the struggle against
unbelief (471). If religious intolerance and strict orientation on rules combines with distance
to democracy and subjection to the authority of religious leaders who demand a rigid and also
a political implementation of Islam, then processes of radicalization can begin that end in the
turn to Islamism and in the willingness to use violence (477).
Summary
In the sum of the study, the great significance of religion for all Muslims in
Germany is striking, as well as the high percentage of those who confess their religion in
theory and practice. Fundamentalist religious orientations, however, are not synonymous
with distance to democracy, and distance to democracy is not automatically a sign of the
willingness to commit violence; other factors must be added here. It is, however, certainly the
case that the seed of radicalism can be sown more easily in this ground of the basically aloof
view of the Western way of life and society, a view that can change into extremism against
the background of personally experienced marginalization or the sense of the worldwide
oppression of Muslims. For this reason, the potential for danger is considerably greater than
the modest membership figures in the known Islamic-extremist associations might suggest.
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Because of the manifold factors that can bring about a radicalization of
individuals, this latent potential for a politically and religiously motivated radicalization
in Germany, as the study emphasizes, can not be quantified clearly. The authors,
however, on the basis of the present investigation, assume a figure of approximately
10% to 12% of the Muslims in Germany (494), which means a number on the
magnitude of between 320,000 and 420,000 people.
Decisive for radicalization are, essentially, three different paths: For the first
path, the experience of a personal exclusion is less decisive than the vicarious sense of being
the victim of a global oppression and of finding one’s system of reference outside Western
society (in Sharia or in the umma, the Muslim world community), the notion of an
“exclusion, deprecation, and oppression of Muslims on a national as well as international
level” (494), for “In sum, a quite considerable portion of the Muslims living in Germany,
students as well as the general Muslim population, is convinced that the community of
Muslims in the global sense is discriminated against and treated poorly” (418). The second
group is basically willing to accommodate, but experiences personal rejection while at
the same time having few chances for participation in society because of a low level of
education. The third group is rather traditional in its religious orientation and of itself
withdraws from society without wanting to participate (494).
The potential for an affinity to violence among Muslims in Germany can be
quantified as just under 6%. If a great distance to democracy and a rejection of the rule
of law are added, then a figure of about 14% of the Muslims within the survey is
reached. By projection of this result upon the entire Muslim population in Germany,
and in consideration of possible sources of error, this percentage can lie between 11.9%
and 16.4% (495). The study concludes:
“Fundamentalist orientations that combine a close religious attachment, a high
relevance of religion in daily life, and a strong orientation on religious rules and rituals with
a tendency to exclude Muslims who do not observe these, as well as with the tendency
generally to heighten the value of Islam and to derogate Western, Christian-influenced
cultures, show an enormous dissemination. In the general population, about 40% are to be
assigned to such a pattern of orientation” (493)
Language acquisition and education, as well as social participation and the reduction
of prejudices, especially those prejudices held by non-Muslim youth toward Muslims, are thus
important social and political goals necessary for counteracting tendencies toward
radicalization in the Muslim community. However, they do not form the one, comprehensive
solution, since there are other elements in the process of radicalization – such as the perceived
worldwide victimization of Muslims, or a political and rigid instruction in Islam through a
religious authority. In any case, a fundamental potential for recruitment is found among
Muslim youth and young adults, and not among those who are older (501). For this
reason, it is important to the authors of the study that the dialogue be conducted openly, but
not indifferently.
“It seems to be the case that this search for meaning and the struggle for values
requires a dialogue and credible dialogue partners who, on the one hand, do not dismiss
Islam, and also do not encounter it with an arbitrary attitude, but rather themselves are
strong dialogue partners standing upon a solid foundation” (501)
Institute of Islamic Studies of the German Evangelical Alliance e.V.
Postfach 7427, D-53074 Bonn
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Le sort réservé aux homosexuels en Gambie

La Gambie est un pays où 90% de la population musulmane et son président a refusé l'application de la charia… mais :

President Jammeh has seriously denounced the practice of homosexuality in the country and has given last Friday as the ultimatum for culprits to leave the country.

Speaking last Thursday at a victory celebration held at the Buffer Zone in Tallinding, President Jammeh said that a legislation“stricter than those in Iran” concerning the vice would be introduced very soon.

He maintained that The Gambia is a country of believers, noting that such sinful and immoral exploits as homosexuality would not be tolerated in this country.

He avowed that he would “cut off the head” of any homosexual caught in The Gambia.

The Gambian leader gave orders that thenceforth, any hotel or lodge housing a homosexual be closed down, further warning that if found in any compound, the landlord would be in deep trouble.

Source : Gambia News

Encore un bel exemple de la tolérance islamique, même chez un soi-disant " modéré " !

mercredi 21 mai 2008

Hommage de Vérone à Oriana Fallaci


Et merci au site de Bivouac d'avoir fait connaître cette intéressante information !

Adieu ! Bienvenue à la Place Oriana Fallaci !

C’est la décision de la municipalité de Oppeano (Vérone), où hier matin, des bulldozers ont démoli un bâtiment utilisé par les musulmans de la région comme un lieu de prière. A cet endroit, la municipalité installera une place dédiée à l’auteur de « La Rage et l’Orgueil», qui avait mené une lutte ardue contre l’islam.

La décision de raser le bâtiment, dédié « au succès des musulmans » a été prise par l’administration de la ville qui a acheté le terrain pour 70 000 euros afin de la transformer en un espace pour le stationnement et en espace vert.

« Mes concitoyens n’ont pas voulu de la première affectation [la ] », a déclaré le maire Alessandro Montagnoli, député de la Ligue du Nord, « en particulier parce que cela pouvait créer des problèmes de viabilité et de coexistence avec les résidents. »

Source : le journal italien La Repubblica du 18 mai

mardi 20 mai 2008

Europe ou Eurabia ?

par Daniel Pipes
The Australian
15 avril 2008



L'avenir de l'Europe est en jeu. Deviendra-t-elle une «Eurabia», une partie du monde musulman? Restera-t-elle l'unité culturelle qu'elle a été au cours du dernier millénaire? Ou assisterons-nous à une synthèse créative de deux civilisations?

La réponse a cette question est d'une importance majeure. L'Europe ne constitue guère que 7% des terres émergées mais pendant 500 ans, de 1450 à 1950, avec des hauts et des bas, elle a été le moteur de l'évolution du monde. La forme que revêtira son évolution future influencera l'humanité entière, et tout particulièrement les pays qui lui sont affiliés, tels que l'Australie, qui continue d'entretenir des liens étroits et importants avec le vieux continent.

Je distingue trois voies possibles pour l'Europe: la domination musulmane, le rejet des Musulmans ou l'intégration harmonieuse.

(1) La domination musulmane paraît inévitable à certains analystes. Oriana Fallaci trouvait que «l'Europe se transforme toujours davantage en une province de l'Islam, une colonie de l'Islam». Mark Steyn avance que la majeure partie du monde occidental «ne survivra pas au XXIe siècle et une grande partie, dont la plupart sinon la totalité des pays européens, disparaîtra pendant notre génération». Ces auteurs mettent l'accent sur trois facteurs conduisant à l'islamisation de l'Europe: la foi, la démographie et le patrimoine culturel.

La laïcité prédominante en Europe, notamment au sein des élites, produit un certain éloignement de la tradition chrétienne, une désertion des bancs d'église et une fascination envers l'Islam. À l'opposé, les Musulmans affichent une grande ferveur religieuse qui se traduit par des sentiments djihadistes, un certain suprématisme envers les non-Musulmans et un espoir de voir l'Europe se convertir à l'Islam.

Le contraste en matière de foi a également des effets démographiques: les Chrétiens ont en moyenne 1,4 enfant par femme, soit un tiers de moins que le nombre nécessaire au maintien de leur population, tandis que les Musulmans profitent de taux de fertilité très supérieurs, bien qu'en voie de fléchissement. Ainsi, Amsterdam et Rotterdam devraient être les premières grandes villes à majorité musulmanes d'Europe en 2015. La Russie pourrait devenir un pays majoritairement musulman en 2050. Pour financer ses plans de retraite, l'Europe a besoin de millions d'immigrants et ceux-ci tendent à être très majoritairement musulmans en raison de la proximité géographique, des liens coloniaux et des troubles qui agitent les pays à majorité musulmane.

De plus, de nombreux Européens ont perdu le goût de leur histoire, de leur mode de vie et de leurs coutumes. Le sentiment de culpabilité causé par le fascisme, le racisme et l'impérialisme donne à un grand nombre d'entre eux le sentiment que leur propre culture a moins de valeur que celle des immigrants. Cet autodénigrement a des implications directes pour les immigrants musulmans, car si les Européens délaissent leurs propres usages, pourquoi les Musulmans les adopteraient-ils? Ajoutée aux réticences musulmanes envers tout ce qui est occidental, surtout en ce qui concerne la sexualité, cette situation a pour corollaire une forte résistance des populations musulmanes à l'assimilation.

La logique de cette première voie conduit l'Europe à devenir une extension de l'Afrique du Nord.

(2) Mais la première voie n'est pas inévitable. Des Européens de souche pourraient y résister et, comme ils composent 95% de la population du continent, ils peuvent à tout moment reprendre le contrôle de la situation s'ils s'aperçoivent que les Musulmans menacent le style de vie qu'ils affectionnent.

Les effets de cette impulsion sont déjà visibles dans la législation française anti-hijab ou dans Fitna, le film de Geert Wilders. Les partis anti-immigrants gagnent en vigueur; un embryon de mouvement nativiste prend forme aux quatre coins de l'Europe, à mesure que les partis politiques opposés à l'immigration se focalisent toujours davantage sur l'Islam et les Musulmans. Parmi ces partis, on peut citer le British National Party, le Vlaamse Belang (Intérêt flamand) de Belgique, le Front National français, le Freiheitliche Partei (Parti de la liberté) d'Autriche, le Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté) des Pays-Bas, le Dansk Folkeparti (Parti populaire) danois et les Sverigedemokraterna (Démocrates) suédois.

Ils vont probablement continuer de gagner de l'influence, à mesure que l'immigration enflera encore davantage et que les partis du courant dominant devront reprendre à leur compte leur message anti-islamique. Si les partis nationalistes gagnent en puissance, ils s'attacheront certainement à rejeter le multiculturalisme, freiner l'immigration, encourager le renvoi des immigrants, soutenir les institutions chrétiennes, augmenter les taux de fertilité des Européens et, d'une manière générale, à restaurer les usages traditionnels.

Les Musulmans, sans doute, s'en alarmeront. L'auteur américain Ralph Peters esquisse ainsi un scénario dans lequel les «navires de l'US Navy sont à l'ancre et les Marines sont descendus à terre à Brest, à Bremerhaven ou à Bari pour garantir l'évacuation des Musulmans d'Europe». Peters conclut qu'en raison de «l'inguérissable méchanceté» des Européens, «les jours [des Musulmans] y sont comptés». Les Européens ont «perfectionné le génocide et le nettoyage ethnique» et les Musulmans, dans sa vision des choses, «auront de la chance s'ils ne sont que déportés» et pas éliminés. De fait, les Musulmans s'inquiètent de subir un tel sort; depuis les années 1980, ils parlent ouvertement de Musulmans qu'on pourrait envoyer dans des chambres à gaz.

On ne peut pas exclure que des Européens de souche commettent des actes de violence, mais il est plus vraisemblable que les efforts nationalistes resteront plus pondérés; si quelqu'un doit user de violence, il est plus probable que ce seront les Musulmans. Ils ont déjà perpétré de nombreux actes de violence et semblent brûler d'en commettre d'autres. Des sondages indiquent par exemple que quelque 5% des Musulmans britanniques approuvent les attentats à la bombe du 7 juillet. Bref, un sursaut des Européens provoquerait probablement des troubles civils constants, voire une version plus sanglante des émeutes de l'automne 2005 en France.

(3) Dans l'idéal, les Européens de souche et les immigrants musulmans devraient trouver un moyen de vivre en harmonie, de créer une nouvelle synthèse. Cette vision idéaliste est soutenue par une étude réalisée en 1991 par Jeanne-Hélène Kaltenbach et Pierre Patrick Kaltenbach et intitulée La France, une chance pour l'Islam. Cet optimisme reste généralement de rigueur, comme le soutenait notamment un grand papier de l'Economist, en 2006, concluant que, du moins pour l'instant, la perspective d'Eurabia était «de l'alarmisme».

C'est toujours le point de vue de la majorité des politiciens, des journalistes et des universitaires, mais il a peu d'ancrage dans la réalité. Oui, les Européens de souche pourraient redécouvrir leur foi chrétienne, faire plus d'enfants et retrouver le goût de leur patrimoine culturel. Oui, ils pourraient encourager une immigration non musulmane et intégrer les Musulmans qui vivent déjà en Europe. Oui, les Musulmans pourraient accepter l'Europe historique. Mais ces évolutions non seulement ne sont pas en cours, mais leurs chances semblent bien compromises. Ainsi, les jeunes Musulmans, surtout, nourrissent des ressentiments et des ambitions opposées à celles de leurs voisins.

On peut donc pratiquement éliminer l'éventualité de voir les Musulmans accepter l'Europe historique et s'y intégrer. Le chroniqueur américain Dennis Prager est de cet avis: «Il est difficile d'imaginer un quelconque autre scénario pour l'Europe occidentale que son islamisation ou sa plongée dans la guerre civile.»

Mais laquelle de ces deux voies le continent prendra-t-il? Les pronostics sont délicats, car la crise n'a pas encore éclaté. Mais elle pourrait être proche. L'évolution du continent pourrait se clarifier à l'horizon de la prochaine décennie, à mesure que les relations entre l'Europe et les Musulmans prennent forme.

Toute prévision est également rendue extrêmement hasardeuse par la nature sans précédent de la situation européenne. Jamais dans l'histoire on n'a vu une civilisation majeure se laisser disparaître pacifiquement et jamais un peuple ne s'est dressé pour revendiquer son patrimoine. Les circonstances uniques de la situation de l'Europe en compliquent la compréhension, incitent à en négliger certains aspects et rendent pratiquement impossible d'en prévoir l'évolution. Avec l'Europe, nous entrons tous en terra incognita.

Islam et démocratie

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
17 avril 2008



On a l'impression que les Musulmans souffrent tout particulièrement du règne de dictateurs, de tyrans, de présidents, rois, émirs et autres hommes forts non élus – et cela reflète bien la réalité. Une analyse attentive de Frederic L. Pryor, du Swarthmore College, parue dans le Middle East Quarterly («Are Muslim Countries Less Democratic?» – Les pays musulmans sont-ils moins démocratiques?) conclut ainsi que «dans tous les pays à l'exception des plus démunis, l'Islam est associé à des droits politiques plus limités».

Le fait que les pays à majorité musulmane soient moins démocratiques incite à conclure que leur élément commun évident, la religion islamique, est en elle-même incompatible avec la démocratie.

Je m'inscris en faux contre cette conclusion. La situation difficile de l'Islam actuel reflète davantage les circonstances historiques que des caractéristiques inhérentes à l'Islam. En d'autres termes, l'Islam, comme toutes les autres religions pré-modernes, est non démocratique par l'esprit. Mais il n'a pas moins de chances que les autres d'évoluer dans une direction démocratique.

Cette évolution n'est facile pour aucune religion. Dans le cas du Christianisme, la bataille qui a permis de limiter le rôle politique de l'Église catholique a duré très longtemps. Si l'on estime que la transition a commencé avec le Defensor pacis de Marsile de Padoue, en 1324, on voit que l'Église a eu besoin de six siècles pour se réconcilier pleinement avec la démocratie. Pourquoi la transition de l'Islam devrait-elle être plus aisée ou plus rapide?

L'adaptation de l'Islam aux usages démocratiques va exiger de profondes modifications de son interprétation. Par exemple, la loi anti-démocratique de l'Islam, la charia, est au cœur du problème. Élaborée il y a un millénaire, elle présuppose la présence de dirigeants autocrates et de sujets soumis, priorise la volonté de Dieu sur la souveraineté du peuple et encourage le djihad violent en vue d'étendre le territoire de l'Islam. En outre, elle privilégie, anti-démocratiquement, les Musulmans par rapport aux non-Musulmans, les hommes par rapport aux femmes et les personnes libres par rapport aux esclaves.


Pour établir des démocraties qui fonctionnent réellement, les Musulmans doivent rejeter à la base les aspects publics de la charia. C'est ce qu'Atatürk a fait, de manière frontale, en Turquie, mais d'autres ont proposé des approches plus subtiles. Ainsi, Mahmoud Muhammad Taha, un penseur soudanais, écarta les lois islamiques publiques en réinterprétant fondamentalement le Coran.

Les efforts d'Atatürk et les idées de Taha indiquent que l'Islam est en évolution permanente et qu'il est tout à fait erroné de le considérer comme immuable. Ou, pour reprendre la métaphore de Hassan Hanafi, professeur de philosophie à l'université du Caire, le Coran «est un supermarché où chacun prend ce qu'il veut et laisse ce qu'il ne veut pas».

Le problème de l'Islam réside moins dans sa nature antimoderne que dans le fait que son processus de modernisation n'a pratiquement pas encore débuté. Les Musulmans peuvent moderniser leur religion, mais cela nécessite des modifications majeures: plus de djihad pour imposer le règne de l'Islam, plus de citoyenneté de deuxième classe pour les non-Musulmans, plus de peine de mort pour le blasphème ou l'apostasie. Et à la place: libertés individuelles, droits civils, participation politique, souveraineté populaire, égalité devant la loi et élections représentatives.

Mais deux obstacles se dressent devant ces changements. Les liens tribaux, notamment au Moyen-Orient, restent d'une importance capitale. Comme l'explique Philip Carl Salzman dans son récent ouvrage, Culture and Conflict in the Middle East (Culture et conflit au Moyen-Orient), ces attaches créent un ensemble complexe fait d'autonomie tribale et de centralisme tyrannique qui empêche le développement du constitutionalisme, de l'État de droit, de la citoyenneté, de l'égalité des sexes et des autres conditions préalables à l'instauration d'un état démocratique. La démocratie ne pourra pas faire de progrès sensible au Moyen-Orient avant que ce système social archaïque basé sur la famille ne soit dépassé.

Au niveau mondial, le puissant et envoûtant mouvement islamiste fait obstacle à la démocratie. Il vise l'opposé des réformes et de la modernisation, il veut remettre en vigueur la charia dans son intégralité. Un djihadiste comme Oussama ben Laden peut afficher ses objectifs plus franchement qu'un politicien établi comme le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan, mais tous deux aspirent à instaurer un ordre parfaitement antidémocratique, voire totalitaire.

Les islamistes réagissent de deux manières à la démocratie. Premièrement, ils la dénoncent comme étant non-islamique. Le fondateur des Frères musulmans, Hasan al-Banna, considérait la démocratie comme une trahison des valeurs islamiques. Sayyid Qutb, le théoricien des Frères, rejetait la souveraineté populaire, tout comme Abu al-A‘la al-Mawdudi, le fondateur du parti politique pakistanais Jamaat-e-Islami. Yusuf al-Qaradawi, l'imam télévisuel d'Al-Jazeera, affirme que les élections sont des hérésies.

En dépit de ce mépris, les islamistes sont impatients d'utiliser les élections pour s'installer au pouvoir et se sont montrés redoutables à la chasse aux votes; même une organisation terroriste (Hamas) a pu remporter une élection. Cela ne rend certes pas les islamistes démocrates – cela révèle juste leur flexibilité tactique et leur détermination à s'emparer du pouvoir. Comme Erdoğan l'a dit de manière très révélatrice, «la démocratie est comme un tramway – quand vous arrivez à votre station, vous en descendez».

L'Islam peut un jour devenir démocratique, s'il s'y efforce. Mais d'ici là, l'islamisme constitue la principale force anti-démocratique du monde.