article Figaro du 14/11/08
Attentat de la rue Copernic : l'auteur présumé arrêté
Interpellé au Canada, Hassan Diab aurait posé la bombe ayant tué quatre personnes le 3 octobre 1980. Il doit comparaître ce vendredi devant la justice canadienne.
Les familles des victimes de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, le 3 octobre 1980, attendaient ce moment depuis près de trois décennies. Jeudi, en fin d'après-midi heure française, Hassan Nahim Diab, 54 ans, l'homme soupçonné d'avoir posé la bombe qui tua quatre personnes et en blessa une trentaine d'autres, a été interpellé à Gatineau (Québec), comme l'a révélé jeudi soir le site Internet de L'Express.
Hassan Diab, libano-canadien diplômé de sociologie de l'Université de Syracuse (États-Unis) et professeur à l'Université d'Ottawa, faisait l'objet d'une commission rogatoire internationale depuis l'automne 2007. Retrouvé l'an dernier par Le Figaro, il s'était dit «victime d'une homonymie» tout en acceptant de «répondre aux questions» qu'on lui poserait. Un mandat d'arrêt international a été délivré il y a quelques jours par la justice française contre ce membre présumé du FPLP-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe terroriste palestinien actif dans les années 1970 et 1980. Paris va à présent s'efforcer d'obtenir son extradition pour le juger en France. Une procédure délicate en raison des garanties offertes par le système canadien, dont ont profité par le passé plusieurs membres présumés de groupes terroristes palestiniens ou proches d'al-Qaida. 28 ans après les faits, les éléments matériels, comme une fiche d'hôtel rédigée par le terroriste en 1980 ou les empreintes relevées dans la voiture qu'il avait louée, sont également assez fragiles. Une extradition serait en tout cas un premier succès dans l'une des enquêtes les plus extraordinaires jamais menées par la police française, enquête par ailleurs loin d'être terminée. Une longue traque à la hauteur du traumatisme que représenta l'attentat perpétré le 3 octobre 1980.
La France avait en effet été profondément choquée par cette attaque antisémite et ces images de guerre en plein cœur du XVIe arrondissement de la capitale. Une indignation encore avivée par le fait qu'un véritable massacre avait été évité de justesse. Les terroristes avaient en effet le projet de faire exploser leur bombe un soir de shabbat à la sortie d'un office réunissant plus de 300 personnes, hommes, femmes et enfants.
Sur fond de campagne pour l'élection présidentielle de 1981, l'opinion publique avait cru dans un premier temps à une piste d'extrême droite dans un climat marqué à l'époque par une succession d'agressions contre la communauté juive. Une thèse largement exploitée par les partis de gauche dénonçant la complaisance, voire la collusion, du «pouvoir giscardien» et l'infiltration des milieux policiers par des néonazis. Pour leur part, les enquêteurs eurent tôt fait d'éliminer la piste néonazie et de privilégier une opération de terroristes palestiniens.
Grâce à des renseignements allemands et israéliens, le FPLP-OS était même rapidement suspecté d'être à l'origine de l'attentat. Restait à identifier ces auteurs. Ce qui fut fait après la chute du mur de Berlin quand les services secrets allemands rachetèrent le fichier du groupe. Des surnoms et des alias permettaient d'identifier Hassan Diab. Né à Beyrouth en 1953, cet enseignant au-dessus de tout soupçon avait quitté le Liban pour les États-Unis dans les années 1980. Une décennie plus tard, il s'installait à Winnipeg (ouest du Canada) et obtenait la nationalité canadienne. Après un séjour comme enseignant à l'Université américaine de Beyrouth, il retournait dans son pays d'adoption pour y reprendre une vie sans histoire. Jusqu'à ce que la gendarmerie royale canadienne frappe jeudi à sa porte.
Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/
vendredi 14 novembre 2008
Une petite leçon de républicanisme à l'usage de ceux qui ne savent pas ce que c'est.
Bel éditorial, encore une fois, de Riposte Laïque
Sarkozy et les siens veulent imposer la discrimination positive à la société française
jeudi 13 novembre 2008, par Cyrano
On sentait cela venir gros comme une maison. 48 heures après la victoire d’Obama aux Etats-Unis, nous avons fait un envoi spécial de notre journal, autour d’un seul thème : « Ne laissons pas les communautaristes instrumentaliser la victoire d’Obama ». (1) Nous voulions ainsi prendre date, car nous sentions que les faits n’allaient pas tarder à confirmer nos craintes.
Le dimanche 9 novembre, le Journal du Dimanche sortait un texte impulsé par Yazid Sabeg, intitulé « Manifeste pour l’égalité réelle, oui nous pouvons ». Ce texte, soutenu de manière très médiatique par Carla Bruni, entendait donner une leçons de « diversité » à une société française jugée trop frileuse, et donnait des pistes inquiétantes, sommant notamment l’Etat de « mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat. » (2) Cela s’appelle tout simplement la discrimination positive et la mise en place de quotas, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.
De grosses pointures de l’UMP, Patrick Devedjian et Jean-François Copé signaient, ainsi, bien sûr, que des benêts compassionnels de gauche comme Dominique Voynet, maire Verte de Montreuil, Arnaud Montebourg et Christian Paul, députés socialistes.
On nous parle donc d’un Grenelle de la « diversité », rien de moins !
Saluons ici Fadela Amara qui a eu le courage de s’opposer à ce texte, exprimant son refus de la discrimination positive.
Bien sûr, après l’aval du président de la République, par épouse interposée, les communautaristes pouvaient donner libre cours à leurs fantasmes. Le président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires) était reçu à l’Elysée dès le lundi 10 novembre, au matin (3). Et le délire commençait : « Il faudra des listes colorées aux prochaines élections européennes ».
C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran ! Une association fondée seulement sur la couleur de la peau, cela s’appelle comment ? Ne crierait-on pas au racisme si des fascistes créaient le Crab, en remplaçant Noires par Blanches ?
Dans le même temps, le Parti socialiste se voyait accusé de ne pas avoir son Obama ! Pourtant, il avait déjà fait fort : sur quatre candidats, deux femmes, un homosexuel, et un « djeune » (41 ans) ! Le verdict ? Recalés, les socialos, pas de minorité visible !
Bien entendu, pour ne pas paraître suspect, le CSA embraye sur le même registre : pas assez de couleur sur les chaînes de télévision, il va falloir que cela change (4) !
On a assisté, ce mercredi, lors d’une émission de télévision, « Ce soir ou jamais », à ce spectacle stupéfiant : Marine Le Pen et Alain Soral, du Front national, ont donné une véritable leçon républicaine, sur "la discrimination positive contre les principes républicains", aux représentants de l’UMPS, Thierry Mariani et Malek Boutih. (5) Nous avons ainsi la confirmation que ce parti qui, historiquement a toujours combattu la République – que Le Pen appelait la Ripoublique – et les idéaux de la Révolution française, notamment le concept d’égalité, continue son aggiornamento idéologique, commencé par le discours de Valmy. Il va, aujourd’hui, face au mondialisme et à la course en avant dans la démagogie des autres partis, chercher à occuper le créneau de la Nation et de la République. Et il pourrait bien y parvenir… Faudra-t-il un 21 avril bis pour que l’UMPS se rende compte du boulevard qu’elle offre au Front National ?
En effet, sur ce plateau, Mariani n’aura même pas le courage de défendre réellement ce que sera la discrimination positive à la Sarkozy, c’est-à-dire des emplois réservés, sur des bases ethniques, raciales ou sexuelles, à des citoyens précis, au détriment de l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Il bredouillera qu’il s’agit de donner davantage de chances aux jeunes de conditions modestes à l’école, faisant semblant de confondre ce qui existe déjà, les Zep, avec la forfaiture qu’il se prépare à nous faire avaler. Quant à Malek Boutih, qui a su prendre des positions courageuses sur l’immigration, ce qui lui a valu d’être placardisé au PS, les téléspectateurs ne sauront pas qu’il est hostile à cette mesure (6).
Il est d’ailleurs curieux de se souvenir que Georges Frêche a été viré du PS pour avoir réclamé de la discrimination positive… pour les footballeurs blancs ! En effet, le maire de Montpellier s’était indigné du nombre élevé de joueurs de couleur, dans l’équipe de France de football (disant à haute voix ce que beaucoup de citoyens pensent tout bas), et avait réclamé davantage de diversité… blanche ! Viré du PS par ceux qui approuvent aujourd’hui la discrimination positive de Sarkozy !
Curieusement, ces bonnes âmes de l’UMPS oublient de parler de la vraie injustice que subit une frange de la population : la discrimination sociale. Combien y a-t-il d’ouvriers au Parlement ? Au Sénat ? Dans les conseils régionaux ? Dans les conseils généraux ? Dans les conseils municipaux ? Combien de fils d’ouvriers dans les grandes écoles ?
Ces bonnes âmes oublient également de rappeler que dans un sondage CSA, publié par « Le Monde des Religions » (7), on apprenait que 78 % des musulmans vivant en France souhaitaient que les mosquées soient financées par la puissance publique, et qu’il n’est pas évident pour tout le monde, loin de là, que les lois de la République soient supérieures à celles du coran.
Ils ne sont sans doute pas au courant, non plus, que dans ce pays, et heureusement, le racisme est puni par la loi, et qu’on n’a pas eu connaissance d’injures racistes publiques contre des arabes ou des noirs qui n’aient pas été sanctionnées, ce qui est heureux. On aimerait que les injures contre les « blancs », les « sales Français » ou les "Souchiens" subissent la même détermination de la part des « anti-racistes ».
Mais la discrimination positive aura un effet… positif, la Halde va avoir à nouveau du travail ! En effet, pour clore en beauté son brillant rapport sur les manuels scolaires, qui fait rire la France entière (8), Schweitzer va pouvoir prendre ce créneau, et réclamer davantage de sous au gouvernement, pour jouer les petits flics de Sarkozy, en pourrissant la vie des chefs d’entreprise. Quelle belle perspective !
Heureusement, dans ce pays, ce délire communautariste commence à chauffer les oreilles de quelques personnes raisonnables, qui, comme nous, en ont assez de tous ces discours au service d’un projet de société libéral, qui entend remplacer la solidarité sociale par les rivalités communautaristes (9) et casser toute notion égalitaire. Nous espérons qu’au sein de l’UMP et du PS, les vrais républicains vont se réveiller, et mettre en échec ces projets mortifères pour les valeurs de notre pays.
Nous ne voulons pas de la laïcité positive de Sarkozy en France, parce que nous ne voulons pas que soit officialisée par la loi des pratiques illégales et anti-laïques de nombreux élus de droite et de gauche. Nous ne voulons pas que l’argent des contribuables serve à payer des mosquées, des temples évangéliques ou des ministres des cultes. Nous voulons en rester au principe de la loi de 1905, et de son article 2 : l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Nous ne voulons pas davantage de la discrimination positive de Carla Bruni et de l’UMPS, parce que nous sommes attachés à l’égalité des droits de tous les citoyens. Nous ne voulons pas qu’un citoyen obtienne un poste, un emploi parce qu’il est noir ou métis mais parce qu’il a les diplômes, les capacités et les compétences que le poste requiert. Or, la discrimination positive c’est, précisément, créer une terrible inéquité entre les êtres humains, puisque l’on refusera des postes à des fils d’ouvriers qui se seront battus, qui auront souffert pour obtenir les diplômes requis mais à qui l’on préfèrera des gens imposés par des quotas sans rime ni raison. De quoi attiser frustrations, jalousies et haine. Or, nous ne voulons pas que les antagonismes sociaux soient remplacés par des rivalités de groupes ethniques ou communautaristes.
Nous ne voulons pas que la France se libanise, nous voulons qu’elle demeure une République laique, au service de la justice sociale.
Cyrano
(1) http://www.ripostelaique.com/Ne-laissons-pas-les.html
(2) http://egalite-reelle.lejdd.fr/2008/11/08/1-manifeste-pour-l-egalite-reelle-oui-nous-pouvons
(3) http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/
(4) http://www.leparisien.fr/abo-loisirs-et-spectacles/diversite-la-colere-du-csa-13-11-2008-308561.php
(5) http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php ?page=emission&id_rubrique=425
(6) http://www.marianne2.fr/Malek-Boutih-La-discrimination-positive,-non-merci !-_a93208.html
(7) http://www.ripostelaique.com/L-islam-de-France-bien-desintegre.html
(8) http://voltaire.republique.over-blog.com/article-24636809.html
(9) http://www.communautarisme.net/Manifeste-republicain-pour-l-egalite-des-droits-et-contre-les-discriminations-positives-_a1030.html
Sarkozy et les siens veulent imposer la discrimination positive à la société française
jeudi 13 novembre 2008, par Cyrano
On sentait cela venir gros comme une maison. 48 heures après la victoire d’Obama aux Etats-Unis, nous avons fait un envoi spécial de notre journal, autour d’un seul thème : « Ne laissons pas les communautaristes instrumentaliser la victoire d’Obama ». (1) Nous voulions ainsi prendre date, car nous sentions que les faits n’allaient pas tarder à confirmer nos craintes.
Le dimanche 9 novembre, le Journal du Dimanche sortait un texte impulsé par Yazid Sabeg, intitulé « Manifeste pour l’égalité réelle, oui nous pouvons ». Ce texte, soutenu de manière très médiatique par Carla Bruni, entendait donner une leçons de « diversité » à une société française jugée trop frileuse, et donnait des pistes inquiétantes, sommant notamment l’Etat de « mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat. » (2) Cela s’appelle tout simplement la discrimination positive et la mise en place de quotas, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.
De grosses pointures de l’UMP, Patrick Devedjian et Jean-François Copé signaient, ainsi, bien sûr, que des benêts compassionnels de gauche comme Dominique Voynet, maire Verte de Montreuil, Arnaud Montebourg et Christian Paul, députés socialistes.
On nous parle donc d’un Grenelle de la « diversité », rien de moins !
Saluons ici Fadela Amara qui a eu le courage de s’opposer à ce texte, exprimant son refus de la discrimination positive.
Bien sûr, après l’aval du président de la République, par épouse interposée, les communautaristes pouvaient donner libre cours à leurs fantasmes. Le président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires) était reçu à l’Elysée dès le lundi 10 novembre, au matin (3). Et le délire commençait : « Il faudra des listes colorées aux prochaines élections européennes ».
C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran ! Une association fondée seulement sur la couleur de la peau, cela s’appelle comment ? Ne crierait-on pas au racisme si des fascistes créaient le Crab, en remplaçant Noires par Blanches ?
Dans le même temps, le Parti socialiste se voyait accusé de ne pas avoir son Obama ! Pourtant, il avait déjà fait fort : sur quatre candidats, deux femmes, un homosexuel, et un « djeune » (41 ans) ! Le verdict ? Recalés, les socialos, pas de minorité visible !
Bien entendu, pour ne pas paraître suspect, le CSA embraye sur le même registre : pas assez de couleur sur les chaînes de télévision, il va falloir que cela change (4) !
On a assisté, ce mercredi, lors d’une émission de télévision, « Ce soir ou jamais », à ce spectacle stupéfiant : Marine Le Pen et Alain Soral, du Front national, ont donné une véritable leçon républicaine, sur "la discrimination positive contre les principes républicains", aux représentants de l’UMPS, Thierry Mariani et Malek Boutih. (5) Nous avons ainsi la confirmation que ce parti qui, historiquement a toujours combattu la République – que Le Pen appelait la Ripoublique – et les idéaux de la Révolution française, notamment le concept d’égalité, continue son aggiornamento idéologique, commencé par le discours de Valmy. Il va, aujourd’hui, face au mondialisme et à la course en avant dans la démagogie des autres partis, chercher à occuper le créneau de la Nation et de la République. Et il pourrait bien y parvenir… Faudra-t-il un 21 avril bis pour que l’UMPS se rende compte du boulevard qu’elle offre au Front National ?
En effet, sur ce plateau, Mariani n’aura même pas le courage de défendre réellement ce que sera la discrimination positive à la Sarkozy, c’est-à-dire des emplois réservés, sur des bases ethniques, raciales ou sexuelles, à des citoyens précis, au détriment de l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Il bredouillera qu’il s’agit de donner davantage de chances aux jeunes de conditions modestes à l’école, faisant semblant de confondre ce qui existe déjà, les Zep, avec la forfaiture qu’il se prépare à nous faire avaler. Quant à Malek Boutih, qui a su prendre des positions courageuses sur l’immigration, ce qui lui a valu d’être placardisé au PS, les téléspectateurs ne sauront pas qu’il est hostile à cette mesure (6).
Il est d’ailleurs curieux de se souvenir que Georges Frêche a été viré du PS pour avoir réclamé de la discrimination positive… pour les footballeurs blancs ! En effet, le maire de Montpellier s’était indigné du nombre élevé de joueurs de couleur, dans l’équipe de France de football (disant à haute voix ce que beaucoup de citoyens pensent tout bas), et avait réclamé davantage de diversité… blanche ! Viré du PS par ceux qui approuvent aujourd’hui la discrimination positive de Sarkozy !
Curieusement, ces bonnes âmes de l’UMPS oublient de parler de la vraie injustice que subit une frange de la population : la discrimination sociale. Combien y a-t-il d’ouvriers au Parlement ? Au Sénat ? Dans les conseils régionaux ? Dans les conseils généraux ? Dans les conseils municipaux ? Combien de fils d’ouvriers dans les grandes écoles ?
Ces bonnes âmes oublient également de rappeler que dans un sondage CSA, publié par « Le Monde des Religions » (7), on apprenait que 78 % des musulmans vivant en France souhaitaient que les mosquées soient financées par la puissance publique, et qu’il n’est pas évident pour tout le monde, loin de là, que les lois de la République soient supérieures à celles du coran.
Ils ne sont sans doute pas au courant, non plus, que dans ce pays, et heureusement, le racisme est puni par la loi, et qu’on n’a pas eu connaissance d’injures racistes publiques contre des arabes ou des noirs qui n’aient pas été sanctionnées, ce qui est heureux. On aimerait que les injures contre les « blancs », les « sales Français » ou les "Souchiens" subissent la même détermination de la part des « anti-racistes ».
Mais la discrimination positive aura un effet… positif, la Halde va avoir à nouveau du travail ! En effet, pour clore en beauté son brillant rapport sur les manuels scolaires, qui fait rire la France entière (8), Schweitzer va pouvoir prendre ce créneau, et réclamer davantage de sous au gouvernement, pour jouer les petits flics de Sarkozy, en pourrissant la vie des chefs d’entreprise. Quelle belle perspective !
Heureusement, dans ce pays, ce délire communautariste commence à chauffer les oreilles de quelques personnes raisonnables, qui, comme nous, en ont assez de tous ces discours au service d’un projet de société libéral, qui entend remplacer la solidarité sociale par les rivalités communautaristes (9) et casser toute notion égalitaire. Nous espérons qu’au sein de l’UMP et du PS, les vrais républicains vont se réveiller, et mettre en échec ces projets mortifères pour les valeurs de notre pays.
Nous ne voulons pas de la laïcité positive de Sarkozy en France, parce que nous ne voulons pas que soit officialisée par la loi des pratiques illégales et anti-laïques de nombreux élus de droite et de gauche. Nous ne voulons pas que l’argent des contribuables serve à payer des mosquées, des temples évangéliques ou des ministres des cultes. Nous voulons en rester au principe de la loi de 1905, et de son article 2 : l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Nous ne voulons pas davantage de la discrimination positive de Carla Bruni et de l’UMPS, parce que nous sommes attachés à l’égalité des droits de tous les citoyens. Nous ne voulons pas qu’un citoyen obtienne un poste, un emploi parce qu’il est noir ou métis mais parce qu’il a les diplômes, les capacités et les compétences que le poste requiert. Or, la discrimination positive c’est, précisément, créer une terrible inéquité entre les êtres humains, puisque l’on refusera des postes à des fils d’ouvriers qui se seront battus, qui auront souffert pour obtenir les diplômes requis mais à qui l’on préfèrera des gens imposés par des quotas sans rime ni raison. De quoi attiser frustrations, jalousies et haine. Or, nous ne voulons pas que les antagonismes sociaux soient remplacés par des rivalités de groupes ethniques ou communautaristes.
Nous ne voulons pas que la France se libanise, nous voulons qu’elle demeure une République laique, au service de la justice sociale.
Cyrano
(1) http://www.ripostelaique.com/Ne-laissons-pas-les.html
(2) http://egalite-reelle.lejdd.fr/2008/11/08/1-manifeste-pour-l-egalite-reelle-oui-nous-pouvons
(3) http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/
(4) http://www.leparisien.fr/abo-loisirs-et-spectacles/diversite-la-colere-du-csa-13-11-2008-308561.php
(5) http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php ?page=emission&id_rubrique=425
(6) http://www.marianne2.fr/Malek-Boutih-La-discrimination-positive,-non-merci !-_a93208.html
(7) http://www.ripostelaique.com/L-islam-de-France-bien-desintegre.html
(8) http://voltaire.republique.over-blog.com/article-24636809.html
(9) http://www.communautarisme.net/Manifeste-republicain-pour-l-egalite-des-droits-et-contre-les-discriminations-positives-_a1030.html
lundi 10 novembre 2008
Sommes-nous d’affreux franchouillards si nous aimons notre pays, la France ?
Bel éditorial de Riposte Laïque
Nous avons reçu, après nos deux dernières publications, où nous exprimions notre indignation sur les sifflets contre « La Marseillaise » entendus au Stade de France, des courriers plus fréquents que d’habitude. Si la majorité de nos lecteurs nous ont félicités pour notre position, qu’ils considèrent courageuse, nous avons reçu aussi quelques lettres plus que critiques pour ne pas dire carrément insultantes.
Dans le meilleur des cas, nous sommes qualifiés de « franchouillards », et cela passe parfois à « nationalistes », à « émules de Le Pen et de Villiers », voire « fascistoïde », comme nous a qualifiés un lecteur qui nous a demandé de le désabonner.
Il est vrai que, dans un autre registre, le plumitif d’un site républicain de gauche nous qualifie élégamment d’émules de Doriot et de Déat (1). Dans un texte hallucinant de sectarisme, Jérôme Manouchian, pseudonyme derrière lequel se cache l’idéologue de la revue, Bernard Teper, n’a qu’un seul objectif : démontrer que tous ceux qui, comme Riposte Laïque, appellent à l’alliance des républicains des deux rives pour défendre la République et combattre l’offensive de l’islam contre la laïcité sont forcément des défenseurs de l’occident chrétien, héritiers de ceux qui ont basculé de la gauche vers le fascisme dans les années 30 ! Même le Mrap ne nous l’avait pas encore faite, celle là !
La sortie du livre, « Faut-il avoir honte de l’identité nationale ? », de Daniel Lefeuvre et Michel Renard, constitue un excellent point d’appui pour ceux qui en ont marre de voir le bleu blanc rouge se faire insulter depuis trente ans, sans pour autant se reconnaître dans la définition d’une nation basée sur la race, ou sur la religion, à l’instar d’un Barrès ou d’un Maurras. Les auteurs considèrent que l’histoire de notre pays, son « identité nationale » méritent mieux que le lynchage caricatural que la moindre référence à la France, à son drapeau ou son hymne suscite chez de nombreux intellectuels qui influencent négativement la gauche.
Faut-il rappeler que tout au long de notre histoire, le mouvement progressiste et révolutionnaire s’est appuyé sur la question nationale, qui n’a pas toujours été un gros mot pour la gauche, et encore moins pour les Républicains ? Au contraire, ce sont souvent les possédants qui trahissaient les intérêts du pays, pour sauver leurs privilèges. Faut-il rappeler que Maurice Thorez en personne osait dire qu’il fallait « rendre le drapeau tricolore à la classe ouvrière » ? Il serait bien malheureux aujourd’hui d’entendre les arguties gauchisantes de Marie-George Buffet ! Et faut-il rappeler que Barack Obama, dans sa campagne, n’a cessé de clamer son amour pour son pays ?
Il y a un véritable masochisme, voire une haine de soi, chez toute une élite, souvent de gauche bobo, pour détester à ce point un pays et une histoire que beaucoup jugent admirable.
"Aucune nation, aucune démocratie, ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. L’histoire de France aura toujours un sens pour l’histoire universelle".
De qui sont ces propos ? D’un horrible franchouillard ? Non, d’un historien anglais, Théodore Zeldin, dans « Histoire des passions françaises ».
Nous n’avons pas peur d’aimer cette France de la Révolution de 1789, et ses idéaux universalistes. Nous n’avons pas peur de nous réclamer des Lumières, encore moins aujourd’hui, où l’obscurantisme religieux tente de regagner du terrain dans toute l’Europe, et en France, sous les traits de voiles et de burqas.
Nous sommes fiers de l’intégration, grâce à laquelle des millions d’étrangers sont devenus, à l’aide du creuset républicain, des citoyens français à égalité de droits et de devoirs. Le mot « assimilation » ne nous fait pas peur.
Nous n’avons pas honte d’aimer notre hymne national, et nous sommes surpris que de nombreux enseignants, encouragés par certains syndicats, se refusent à l’apprendre à leurs élèves.
Nous sommes fiers des révoltes populaires de notre pays, de 1830, de 1848, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de la grande grève générale de 1968, et du sursaut du 29 mai 2005 contre l’Europe de l’UMPS.
Par contre, nous n’aimons pas ce qui est en train de se passer, aujourd’hui, en France, qui contribue à miner l’édifice républicain et à casser la Nation.
Ainsi, le droit à la sûreté, garanti par la constitution, devrait être assuré à chacun dans une République digne de ce nom. Ce sont surtout les populations les plus pauvres qui en ont encore davantage besoin.
Comment ne pas bondir d’indignation quand on entend, sur RMC, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, confirmer les propos qu’un agent de police avait tenus, 48 heures auparavant. Les policiers renoncent à intervenir dans certaines situations, par exemple en cas de délit de fuite. Ce qui est nouveau, comme le dit dans son article Roger Heurtebise, c’est que ces policiers – et aussi les gendarmes – sont empêchés d’agir désormais non seulement par manque d’effectifs ou parce qu’ils craignent pour leur sécurité et celle de leur famille, mais parce qu’ils reçoivent des ordres… de ne pas intervenir, pour ne pas « faire de vagues », pour ne pas augmenter des statistiques défavorables à l’ancien ministre de l’Intérieur, ou pour ne pas « stigmatiser » une commune dans la presse (2).
Comment peut-on accepter cela, dans un état de droit, quand le président de la République a été élu, entre autres, grâce un discours, sur ce sujet, bien plus convaincant que les atermoiements éternels d’une gauche minée par le compassionnel ? Qu’aurait dit la droite, si cela avait été un ministre de gauche qui avait tenu de tels propos ?
Bien évidemment, quand les citoyens ne se sentent plus défendus par la police, ils préfèrent se défendre eux-mêmes, plutôt que de se laisser tuer. Avons-nous vraiment envie que notre pays aille vers une logique américaine ? Souhaitons-nous que les citoyens qui n’acceptent pas passivement de se laisser dépouiller organisent l’auto-défense armée ou la multiplication des milices privées et se retrouvent en prison ? (3)
Comment peut-on accepter, alors que ce gouvernement a intégré le droit des langues minoritaires dans sa constitution, pour s’adapter à la charte des langues régionales que l’Europe veut imposer à tous ses membres (lire la remarquable série d’articles de Valentin Boudras-Chapon), qu’on puisse apprendre le créole dans une école de la région parisienne ? Quand on connaît le faible niveau scolaire de nombreux élèves et étudiants, et surtout leurs lacunes en Français, est-ce vraiment la priorité ? Il est vrai que Jack Lang était prêt à faire passer les écoles communautariste Diwan dans la République, ce qui aurait été fait sans l’intervention du conseil d’Etat !
Va-t-on accepter encore plus longtemps les délires de la Halde ? Dans leur dernier forfait, « Place des stéorotypes de discrimination dans les manuels scolaires », (4) cette officine se surpasse : elle s’étonne, entre autres, que dans 359 exercices de mathématiques, aucun des problèmes proposés ne s’appuie sur des exemples où figurent des homosexuels et des handicapés ! Et en sciences, on n’étudierait pas assez l’homosexualité des animaux ! Quant à un poème de Ronsard, il véhiculerait une image négative des seniors ! Après avoir passé leur temps à vouloir imposer le voile partout dans la société française, voilà comment Schweitzer et les siens utilisent les 11 millions d’euros que l’Etat français leur octroient tous les ans ! Quand dissout-on ce machin qui veut imposer une véritable police de la pensée communautariste, en France ?
Autre genre de police de la pensée, certains lobbies qui, à l’instar de ce « Paris Foot Gay » (5) passent leur temps à traquer les « politiquement incorrects », et à les traîner devant les tribunaux, comme le font de vulgaires Mrap ou LDH qui voient du racisme dans la critique de l’islam. Nous en avons plus que marre de ces petits commissaires politiques en puissance, qui dévoient le vrai combat anti-raciste dans une dérive bien-pensante communautariste.
Nous en avons assez de cette inversion des valeurs, assez que ceux qui sifflent "La Marseillaise" et qui disent "Nique la France" soient considérés comme des victimes,
Assez que les laïques soient traités comme des racistes, alors que les fascistes islamistes paradent librement et passent leur temps à réclamer des accommodements raisonnables,
Assez que Sarkozy fasse son signe de croix en tant que président de la République,
Assez que les voyous sentent que les policiers ont peur d’eux,
Assez que les élèves se sentent tout permis avec les enseignants,
Assez de l’Union européenne qui vient d’oser exiger le remboursement des aides perçues par les pêcheurs,
Assez que ceux qui réclament un vrai débat sur l’immigration, en période de chômage de masse, soient traités de « lepénistes »,
Assez que la victoire d’Obama soit le prétexte à des revendications différentialistes, avec Carla Bruni en effigie de ce combat douteux !
Nous en avons assez de tout ce qui contribue à détricoter l’édifice républicain d’un pays que nous aimons, sans honte, pour ses idéaux universalistes, fraternels, solidaires et égalitaires.
Nous en avons assez que la République une et indivisible, celle du bien commun, du "Res Publica", de l’égalité des droits, s’efface devant une bouillie de droit à toutes les différences qui nous prépare au communautarisme, porteur d’une libanisation de la France et de conflits interethniques et interreligieux.
Nous n’avons pas plus envie que la France que nous aimons ne devienne une région de l’Europe, ni un pays anglo-saxon, pour le plus grand bonheur du système capitaliste, qui veut faire éclater notre pays pour mieux en finir avec ce qu’il reste de service public et les acquis de ses salariés, français ou étrangers.
Si tout cela s’appelle être « un franchouillard », nous assumons, mieux, nous revendiquons le côté progressiste de notre discours, n’en déplaise aux ennemis de la République et à leurs insultes.
(1) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2260,,,,,_Les-periodes-de-crise-influent-sur-les-comportements-politiques-et-ideologiques.htm
(2) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA
(3) http://www.laprovence.com/articles/2008/11/06/618935-A-la-une-Le-gerant-de-la-station-avait-tire-sur-un-des-voleurs.php
(4) http://www.communautarisme.net/Manuels-scolaires-Halde-au-sketch- !_a1028.html ?PHPSESSID=25346c593efaeff2303a3048f13e7616
(5) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/07/01011-20081107FILWWW00399-paris-foot-gay-un-texto-homophobe.php
Nous avons reçu, après nos deux dernières publications, où nous exprimions notre indignation sur les sifflets contre « La Marseillaise » entendus au Stade de France, des courriers plus fréquents que d’habitude. Si la majorité de nos lecteurs nous ont félicités pour notre position, qu’ils considèrent courageuse, nous avons reçu aussi quelques lettres plus que critiques pour ne pas dire carrément insultantes.
Dans le meilleur des cas, nous sommes qualifiés de « franchouillards », et cela passe parfois à « nationalistes », à « émules de Le Pen et de Villiers », voire « fascistoïde », comme nous a qualifiés un lecteur qui nous a demandé de le désabonner.
Il est vrai que, dans un autre registre, le plumitif d’un site républicain de gauche nous qualifie élégamment d’émules de Doriot et de Déat (1). Dans un texte hallucinant de sectarisme, Jérôme Manouchian, pseudonyme derrière lequel se cache l’idéologue de la revue, Bernard Teper, n’a qu’un seul objectif : démontrer que tous ceux qui, comme Riposte Laïque, appellent à l’alliance des républicains des deux rives pour défendre la République et combattre l’offensive de l’islam contre la laïcité sont forcément des défenseurs de l’occident chrétien, héritiers de ceux qui ont basculé de la gauche vers le fascisme dans les années 30 ! Même le Mrap ne nous l’avait pas encore faite, celle là !
La sortie du livre, « Faut-il avoir honte de l’identité nationale ? », de Daniel Lefeuvre et Michel Renard, constitue un excellent point d’appui pour ceux qui en ont marre de voir le bleu blanc rouge se faire insulter depuis trente ans, sans pour autant se reconnaître dans la définition d’une nation basée sur la race, ou sur la religion, à l’instar d’un Barrès ou d’un Maurras. Les auteurs considèrent que l’histoire de notre pays, son « identité nationale » méritent mieux que le lynchage caricatural que la moindre référence à la France, à son drapeau ou son hymne suscite chez de nombreux intellectuels qui influencent négativement la gauche.
Faut-il rappeler que tout au long de notre histoire, le mouvement progressiste et révolutionnaire s’est appuyé sur la question nationale, qui n’a pas toujours été un gros mot pour la gauche, et encore moins pour les Républicains ? Au contraire, ce sont souvent les possédants qui trahissaient les intérêts du pays, pour sauver leurs privilèges. Faut-il rappeler que Maurice Thorez en personne osait dire qu’il fallait « rendre le drapeau tricolore à la classe ouvrière » ? Il serait bien malheureux aujourd’hui d’entendre les arguties gauchisantes de Marie-George Buffet ! Et faut-il rappeler que Barack Obama, dans sa campagne, n’a cessé de clamer son amour pour son pays ?
Il y a un véritable masochisme, voire une haine de soi, chez toute une élite, souvent de gauche bobo, pour détester à ce point un pays et une histoire que beaucoup jugent admirable.
"Aucune nation, aucune démocratie, ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. L’histoire de France aura toujours un sens pour l’histoire universelle".
De qui sont ces propos ? D’un horrible franchouillard ? Non, d’un historien anglais, Théodore Zeldin, dans « Histoire des passions françaises ».
Nous n’avons pas peur d’aimer cette France de la Révolution de 1789, et ses idéaux universalistes. Nous n’avons pas peur de nous réclamer des Lumières, encore moins aujourd’hui, où l’obscurantisme religieux tente de regagner du terrain dans toute l’Europe, et en France, sous les traits de voiles et de burqas.
Nous sommes fiers de l’intégration, grâce à laquelle des millions d’étrangers sont devenus, à l’aide du creuset républicain, des citoyens français à égalité de droits et de devoirs. Le mot « assimilation » ne nous fait pas peur.
Nous n’avons pas honte d’aimer notre hymne national, et nous sommes surpris que de nombreux enseignants, encouragés par certains syndicats, se refusent à l’apprendre à leurs élèves.
Nous sommes fiers des révoltes populaires de notre pays, de 1830, de 1848, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de la grande grève générale de 1968, et du sursaut du 29 mai 2005 contre l’Europe de l’UMPS.
Par contre, nous n’aimons pas ce qui est en train de se passer, aujourd’hui, en France, qui contribue à miner l’édifice républicain et à casser la Nation.
Ainsi, le droit à la sûreté, garanti par la constitution, devrait être assuré à chacun dans une République digne de ce nom. Ce sont surtout les populations les plus pauvres qui en ont encore davantage besoin.
Comment ne pas bondir d’indignation quand on entend, sur RMC, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, confirmer les propos qu’un agent de police avait tenus, 48 heures auparavant. Les policiers renoncent à intervenir dans certaines situations, par exemple en cas de délit de fuite. Ce qui est nouveau, comme le dit dans son article Roger Heurtebise, c’est que ces policiers – et aussi les gendarmes – sont empêchés d’agir désormais non seulement par manque d’effectifs ou parce qu’ils craignent pour leur sécurité et celle de leur famille, mais parce qu’ils reçoivent des ordres… de ne pas intervenir, pour ne pas « faire de vagues », pour ne pas augmenter des statistiques défavorables à l’ancien ministre de l’Intérieur, ou pour ne pas « stigmatiser » une commune dans la presse (2).
Comment peut-on accepter cela, dans un état de droit, quand le président de la République a été élu, entre autres, grâce un discours, sur ce sujet, bien plus convaincant que les atermoiements éternels d’une gauche minée par le compassionnel ? Qu’aurait dit la droite, si cela avait été un ministre de gauche qui avait tenu de tels propos ?
Bien évidemment, quand les citoyens ne se sentent plus défendus par la police, ils préfèrent se défendre eux-mêmes, plutôt que de se laisser tuer. Avons-nous vraiment envie que notre pays aille vers une logique américaine ? Souhaitons-nous que les citoyens qui n’acceptent pas passivement de se laisser dépouiller organisent l’auto-défense armée ou la multiplication des milices privées et se retrouvent en prison ? (3)
Comment peut-on accepter, alors que ce gouvernement a intégré le droit des langues minoritaires dans sa constitution, pour s’adapter à la charte des langues régionales que l’Europe veut imposer à tous ses membres (lire la remarquable série d’articles de Valentin Boudras-Chapon), qu’on puisse apprendre le créole dans une école de la région parisienne ? Quand on connaît le faible niveau scolaire de nombreux élèves et étudiants, et surtout leurs lacunes en Français, est-ce vraiment la priorité ? Il est vrai que Jack Lang était prêt à faire passer les écoles communautariste Diwan dans la République, ce qui aurait été fait sans l’intervention du conseil d’Etat !
Va-t-on accepter encore plus longtemps les délires de la Halde ? Dans leur dernier forfait, « Place des stéorotypes de discrimination dans les manuels scolaires », (4) cette officine se surpasse : elle s’étonne, entre autres, que dans 359 exercices de mathématiques, aucun des problèmes proposés ne s’appuie sur des exemples où figurent des homosexuels et des handicapés ! Et en sciences, on n’étudierait pas assez l’homosexualité des animaux ! Quant à un poème de Ronsard, il véhiculerait une image négative des seniors ! Après avoir passé leur temps à vouloir imposer le voile partout dans la société française, voilà comment Schweitzer et les siens utilisent les 11 millions d’euros que l’Etat français leur octroient tous les ans ! Quand dissout-on ce machin qui veut imposer une véritable police de la pensée communautariste, en France ?
Autre genre de police de la pensée, certains lobbies qui, à l’instar de ce « Paris Foot Gay » (5) passent leur temps à traquer les « politiquement incorrects », et à les traîner devant les tribunaux, comme le font de vulgaires Mrap ou LDH qui voient du racisme dans la critique de l’islam. Nous en avons plus que marre de ces petits commissaires politiques en puissance, qui dévoient le vrai combat anti-raciste dans une dérive bien-pensante communautariste.
Nous en avons assez de cette inversion des valeurs, assez que ceux qui sifflent "La Marseillaise" et qui disent "Nique la France" soient considérés comme des victimes,
Assez que les laïques soient traités comme des racistes, alors que les fascistes islamistes paradent librement et passent leur temps à réclamer des accommodements raisonnables,
Assez que Sarkozy fasse son signe de croix en tant que président de la République,
Assez que les voyous sentent que les policiers ont peur d’eux,
Assez que les élèves se sentent tout permis avec les enseignants,
Assez de l’Union européenne qui vient d’oser exiger le remboursement des aides perçues par les pêcheurs,
Assez que ceux qui réclament un vrai débat sur l’immigration, en période de chômage de masse, soient traités de « lepénistes »,
Assez que la victoire d’Obama soit le prétexte à des revendications différentialistes, avec Carla Bruni en effigie de ce combat douteux !
Nous en avons assez de tout ce qui contribue à détricoter l’édifice républicain d’un pays que nous aimons, sans honte, pour ses idéaux universalistes, fraternels, solidaires et égalitaires.
Nous en avons assez que la République une et indivisible, celle du bien commun, du "Res Publica", de l’égalité des droits, s’efface devant une bouillie de droit à toutes les différences qui nous prépare au communautarisme, porteur d’une libanisation de la France et de conflits interethniques et interreligieux.
Nous n’avons pas plus envie que la France que nous aimons ne devienne une région de l’Europe, ni un pays anglo-saxon, pour le plus grand bonheur du système capitaliste, qui veut faire éclater notre pays pour mieux en finir avec ce qu’il reste de service public et les acquis de ses salariés, français ou étrangers.
Si tout cela s’appelle être « un franchouillard », nous assumons, mieux, nous revendiquons le côté progressiste de notre discours, n’en déplaise aux ennemis de la République et à leurs insultes.
(1) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,2260,,,,,_Les-periodes-de-crise-influent-sur-les-comportements-politiques-et-ideologiques.htm
(2) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA
(3) http://www.laprovence.com/articles/2008/11/06/618935-A-la-une-Le-gerant-de-la-station-avait-tire-sur-un-des-voleurs.php
(4) http://www.communautarisme.net/Manuels-scolaires-Halde-au-sketch- !_a1028.html ?PHPSESSID=25346c593efaeff2303a3048f13e7616
(5) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/07/01011-20081107FILWWW00399-paris-foot-gay-un-texto-homophobe.php
vendredi 7 novembre 2008
Ne laissons pas les communautaristes instrumentaliser la victoire d’Obama
Bel éditorial de Riposte Laïque, très pertinent, comme toujours !
jeudi 6 novembre 2008, par Cyrano
Pour tout vous dire, j’ai été sensible aux arguments développés par mon amie Gabrielle Desarbres, dans le dernier Riposte Laïque. (1) Mais depuis la victoire écrasante du candidat démocrate, je n’en peux plus ! En effet, si l’on peut comprendre la joie des Américains de voir le candidat des pauvres l’emporter, si l’on peut comprendre et partager la joie des classes populaires américaines, semblable par de nombreux côtés à la liesse qui nous avait emportés le 10 mai 1981, les réactions françaises sont inquiétantes. Je ne supporte donc plus les plateaux de télévision, où d’ailleurs on n’invite que les thuriféraires du nouveau président des Etats-Unis !
C’est que tout le monde, en France, l’adore, notre Barack, de Sarkozy à Besancenot, en passant par Marie-George Buffet et les candidats socialistes à la succession de François Hollande, sans oublier François Bayrou. Tout le monde dit que son élection est une grande victoire contre le racisme. Si ces andouilles de Républicains, au lieu de choisir McCain et surtout l’horrible Sarah Palin, avaient choisi Condelezza Rice, ils auraient fait d’une pierre deux coups : on aurait présenté « Condy » comme la candidate anti-sexiste et anti-raciste !
Seuls quelques grognons résistent, comme André Gérin, qui a encore engueulé, par courrier, Marie-George Buffet, nouvelle obamaphile, ou l’éditeur du Figaro Ivan Rioufol, qui se fait traiter de raciste par quelques-uns de ses détracteurs, parce qu’il avait le tort de soutenir McCain !
Sur le plateau de l’excellente émission d’Yves Calvi, « C dans l’air », un supporter d’Obama s’indignait que les Français aient autant « racialisé » cette élection.
Effectivement, on a l’impression, à écouter la radio, à regarder la télévision, en France, que le programme d’Obama, que le ras-le-bol de Bush et donc des républicains, que le choix de Sarah Palin ne sont pour rien dans cette élection. Seules l’origine d’Obama et son métissage auraient été plébiscitées par les Américains !!!! Et fête dans les banlieues "multiculturelles", fête dans la communauté Antillaise du Val de Marne, discours revanchard du descendant d’immigré, discours moralisant et triomphateur de la gauche bobo, rien ne nous aura été épargné.
Or, Obama a refusé de faire campagne sur le thème de la différence, il a refusé d’utiliser son origine et son métissage. Il a fait une campagne en tant que candidat des démocrates et donc en trancendant les communautés. Pourquoi un certain nombre de Français, relayés par les medias, prennent-ils un malin plaisir à utiliser son élection à des fins peu avouables, à savoir défendre et développer le communautarisme ?
Ne doit-on pas s’attendre à ce que tous ceux qui, jusqu’à maintenant, n’avaient pas de mots assez durs pour critiquer le modèle américain nous demandent, à présent, d’imiter ces mêmes Américains ?
Nous sommes à une époque où le communautarisme est plus agressif que jamais, en France. Des officines comme les « Indigènes de la République », qui appellent les Blancs des souchiens (2), veulent créer un parti des Indigènes ( !). Des religieux réclament des accommodements raisonnables pour l’islam. Les minorités sexuelles, régionalistes, linguistiques, religieuses, ethniques et autres réclament toutes des droits particuliers, comme le montre fort bien Julien Landfried, dans son livre « Contre le communautarisme » (3).
Il faut donc s’attendre à ce que l’élection du candidat démocrate soit utilisée pour réclamer et imposer encore davantage des politiques de quotas, au nom de la discrimination positive, comme le réclamait d’ailleurs Jacques Attali, dans son fameux rapport, article 161. On peut faire confiance à la Halde, au nom de la politique contre les discriminations, pour accompagner cette offensive anti-républicaine.
Mais la France a-t-elle vraiment besoin de cela ? Contrairement aux Etats-Unis, elle n’a aucune tradition raciale dans son histoire. Elle n’a jamais eu besoin d’un Martin Luther King ou d’une Rosa Parks pour que les Noirs aient les mêmes droits que les Blancs, après l’abolition de l’esclavage ! Il ne faut pas, d’autre part, oublier que notre pays a été en mesure d’avoir un président de la République de couleur, bien avant les Américains ! En effet, sous le règne du général de Gaulle, le président du Sénat s’appelait Gaston Monnerville, Guyanais, qui a présidé la Haute assemblée de 1959 à 1968. Cela signifie donc que si les nostalgiques d’extrême droite de l’Algérie française n’avaient pas raté, à plusieurs reprises, l’assassinat programmé de de Gaulle, comme notamment au Petit Clamart, en 1962, nous aurions eu, pendant quelques semaines, un président de la République noir, près de cinquante ans avant les Américains !
Faut-il rappeler que nous n’avons pas envie, en France, que le Président de la République jure sur la Bible, ce qui, au vu du nombre de signes de croix qu’il fait dans l’exercice de sa fonction, ne déplairait certainement pas au président actuel ? Nous n’avons pas davantage envie de voir les minorités religieuses avoir pignon sur rue, et exprimer, comme dans ces rues de New York, leur fanatisme de manière particulièrement agressive (4). Et nous n’avons pas plus envie de voir des candidats représenter une communauté, une ethnie, une pratique sexuelle ou une langue locale.
Nous ne voulons pas voir davantage l’argument du racisme instrumentalisé par les vrais fascistes, et par ceux qui haïssent la France, et utilisent ouvertement un langage haineux à l’encontre de notre pays, et de ses habitants blancs (5).
Et nous en avons assez de voir les « anti-racistes » qui traînent Fanny Truchelut devant un tribunal, ne dénoncer que les premiers, et fermer les yeux devant les seconds.
Nous voulons des candidats, qui, quel que soit leur sexe, leur origine, leur âge, leur milieu social, représentent l’ensemble de la société, dans un projet fédérateur, égalitaire, rassembleur, socialement juste : la République.
Certains commencent à nous parler des candidats de la "diversité", et à attaquer le premier parti de gauche, parce qu’aucun des principaux candidats n’est issu des « minorités visibles ». Mais avons-nous vraiment envie qu’un candidat soit choisi sur ces bases ? L’idéal serait-il, dans cette logique, une femme de couleur homosexuelle ?
Il y aura des politiques "issus de la diversité"... quand ils ne se présenteront plus ainsi, et quand les politiques "de souche" ne les traiteront plus ainsi (6).
Cyrano
(1) http://www.ripostelaique.com/Elections-americaines-l-espoir.html
(2) http://fr.youtube.com/watch ?v=fkXXe6_qw0s
(3) http://luette.free.fr/spip/spip.php ?article128
(4) http://pointdebasculecanada.ca/spip.php ?article648
(5) http://www.abcdrduson.com/news/671-faut-il-avoir-peur-de-ces-encules-de-blancs-.html
http://www.mediaslibres.com/tribune/index.php/2008/08/20/653-gerard-lenorman-troubadour-delaisse
(6) http://www.ripostelaique.com/Elections-ethniques.html
jeudi 6 novembre 2008, par Cyrano
Pour tout vous dire, j’ai été sensible aux arguments développés par mon amie Gabrielle Desarbres, dans le dernier Riposte Laïque. (1) Mais depuis la victoire écrasante du candidat démocrate, je n’en peux plus ! En effet, si l’on peut comprendre la joie des Américains de voir le candidat des pauvres l’emporter, si l’on peut comprendre et partager la joie des classes populaires américaines, semblable par de nombreux côtés à la liesse qui nous avait emportés le 10 mai 1981, les réactions françaises sont inquiétantes. Je ne supporte donc plus les plateaux de télévision, où d’ailleurs on n’invite que les thuriféraires du nouveau président des Etats-Unis !
C’est que tout le monde, en France, l’adore, notre Barack, de Sarkozy à Besancenot, en passant par Marie-George Buffet et les candidats socialistes à la succession de François Hollande, sans oublier François Bayrou. Tout le monde dit que son élection est une grande victoire contre le racisme. Si ces andouilles de Républicains, au lieu de choisir McCain et surtout l’horrible Sarah Palin, avaient choisi Condelezza Rice, ils auraient fait d’une pierre deux coups : on aurait présenté « Condy » comme la candidate anti-sexiste et anti-raciste !
Seuls quelques grognons résistent, comme André Gérin, qui a encore engueulé, par courrier, Marie-George Buffet, nouvelle obamaphile, ou l’éditeur du Figaro Ivan Rioufol, qui se fait traiter de raciste par quelques-uns de ses détracteurs, parce qu’il avait le tort de soutenir McCain !
Sur le plateau de l’excellente émission d’Yves Calvi, « C dans l’air », un supporter d’Obama s’indignait que les Français aient autant « racialisé » cette élection.
Effectivement, on a l’impression, à écouter la radio, à regarder la télévision, en France, que le programme d’Obama, que le ras-le-bol de Bush et donc des républicains, que le choix de Sarah Palin ne sont pour rien dans cette élection. Seules l’origine d’Obama et son métissage auraient été plébiscitées par les Américains !!!! Et fête dans les banlieues "multiculturelles", fête dans la communauté Antillaise du Val de Marne, discours revanchard du descendant d’immigré, discours moralisant et triomphateur de la gauche bobo, rien ne nous aura été épargné.
Or, Obama a refusé de faire campagne sur le thème de la différence, il a refusé d’utiliser son origine et son métissage. Il a fait une campagne en tant que candidat des démocrates et donc en trancendant les communautés. Pourquoi un certain nombre de Français, relayés par les medias, prennent-ils un malin plaisir à utiliser son élection à des fins peu avouables, à savoir défendre et développer le communautarisme ?
Ne doit-on pas s’attendre à ce que tous ceux qui, jusqu’à maintenant, n’avaient pas de mots assez durs pour critiquer le modèle américain nous demandent, à présent, d’imiter ces mêmes Américains ?
Nous sommes à une époque où le communautarisme est plus agressif que jamais, en France. Des officines comme les « Indigènes de la République », qui appellent les Blancs des souchiens (2), veulent créer un parti des Indigènes ( !). Des religieux réclament des accommodements raisonnables pour l’islam. Les minorités sexuelles, régionalistes, linguistiques, religieuses, ethniques et autres réclament toutes des droits particuliers, comme le montre fort bien Julien Landfried, dans son livre « Contre le communautarisme » (3).
Il faut donc s’attendre à ce que l’élection du candidat démocrate soit utilisée pour réclamer et imposer encore davantage des politiques de quotas, au nom de la discrimination positive, comme le réclamait d’ailleurs Jacques Attali, dans son fameux rapport, article 161. On peut faire confiance à la Halde, au nom de la politique contre les discriminations, pour accompagner cette offensive anti-républicaine.
Mais la France a-t-elle vraiment besoin de cela ? Contrairement aux Etats-Unis, elle n’a aucune tradition raciale dans son histoire. Elle n’a jamais eu besoin d’un Martin Luther King ou d’une Rosa Parks pour que les Noirs aient les mêmes droits que les Blancs, après l’abolition de l’esclavage ! Il ne faut pas, d’autre part, oublier que notre pays a été en mesure d’avoir un président de la République de couleur, bien avant les Américains ! En effet, sous le règne du général de Gaulle, le président du Sénat s’appelait Gaston Monnerville, Guyanais, qui a présidé la Haute assemblée de 1959 à 1968. Cela signifie donc que si les nostalgiques d’extrême droite de l’Algérie française n’avaient pas raté, à plusieurs reprises, l’assassinat programmé de de Gaulle, comme notamment au Petit Clamart, en 1962, nous aurions eu, pendant quelques semaines, un président de la République noir, près de cinquante ans avant les Américains !
Faut-il rappeler que nous n’avons pas envie, en France, que le Président de la République jure sur la Bible, ce qui, au vu du nombre de signes de croix qu’il fait dans l’exercice de sa fonction, ne déplairait certainement pas au président actuel ? Nous n’avons pas davantage envie de voir les minorités religieuses avoir pignon sur rue, et exprimer, comme dans ces rues de New York, leur fanatisme de manière particulièrement agressive (4). Et nous n’avons pas plus envie de voir des candidats représenter une communauté, une ethnie, une pratique sexuelle ou une langue locale.
Nous ne voulons pas voir davantage l’argument du racisme instrumentalisé par les vrais fascistes, et par ceux qui haïssent la France, et utilisent ouvertement un langage haineux à l’encontre de notre pays, et de ses habitants blancs (5).
Et nous en avons assez de voir les « anti-racistes » qui traînent Fanny Truchelut devant un tribunal, ne dénoncer que les premiers, et fermer les yeux devant les seconds.
Nous voulons des candidats, qui, quel que soit leur sexe, leur origine, leur âge, leur milieu social, représentent l’ensemble de la société, dans un projet fédérateur, égalitaire, rassembleur, socialement juste : la République.
Certains commencent à nous parler des candidats de la "diversité", et à attaquer le premier parti de gauche, parce qu’aucun des principaux candidats n’est issu des « minorités visibles ». Mais avons-nous vraiment envie qu’un candidat soit choisi sur ces bases ? L’idéal serait-il, dans cette logique, une femme de couleur homosexuelle ?
Il y aura des politiques "issus de la diversité"... quand ils ne se présenteront plus ainsi, et quand les politiques "de souche" ne les traiteront plus ainsi (6).
Cyrano
(1) http://www.ripostelaique.com/Elections-americaines-l-espoir.html
(2) http://fr.youtube.com/watch ?v=fkXXe6_qw0s
(3) http://luette.free.fr/spip/spip.php ?article128
(4) http://pointdebasculecanada.ca/spip.php ?article648
(5) http://www.abcdrduson.com/news/671-faut-il-avoir-peur-de-ces-encules-de-blancs-.html
http://www.mediaslibres.com/tribune/index.php/2008/08/20/653-gerard-lenorman-troubadour-delaisse
(6) http://www.ripostelaique.com/Elections-ethniques.html
la religion de paix, d'amour et de tolérance, encore une fois …
Une étude du ministère de l'Intérieur révèle l'ampleur du succès des sites djihadistes en France et décrypte la stratégie informatique de la mouvance al-Qaida.
Le djihadisme sur Internet a pris des proportions industrielles et menace ouvertement la France. Dans ses derniers Cahiers de la sécurité, consacrés à la criminalité numérique, l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), dirigé par Pierre Monzani, se penche sur le phénomène.
Deux experts proches des milieux militaires, Walter Akmouche et Henri Hemery, ont donc analysé pour le compte de cet organisme, directement rattaché à Michèle Alliot-Marie, la propagande des islamistes radicaux. Ils révèlent dans leur étude que les sites appelant à la guerre sainte enregistrent des milliers de connexions depuis l'Hexagone. La seule adresse d'un site de soutien à la «résistance irakienne» comptabilise deux cents visites quotidiennes. Ce qui place la France en «cinquième position des pays consultants, devant l'Égypte ou l'Arabie saoudite».
Selon les auteurs, des as du marketing conseillent les djihadistes. Le discours d'al-Zawahiri, numéro deux d'al-Qaida, est mis en scène par une agence de communication. Abou Moussab al-Zarqaoui avait lui troqué ses traditionnelles invectives en dialecte jordanien pour un discours calme et posé. Il était même devenu adepte du «Web 2.0 ou Web contributif», sous forme de chats et autres forums de discussion. N'hésitant pas à multiplier les provocations face aux «mécréants et infidèles». On comptait 74 sites djihadistes en avril 2006. Ils sont sans doute «près de deux cents aujourd'hui», assure un policier spécialiste de la veille sur Internet qui reconnaît la «complexité grandissante» de son travail.
L'inquiétante propagande islamiste sur Internet ( article du Figaro du 7/11/08)
Walter Akmouche en connaît les raisons : «Les djihadistes sont désormais en mesure d'utiliser la stéganographie (logiciel permettant de camoufler un message dans un fichier photo, par exemple).» Ils ont aussi accès à des logiciels de cryptographie, téléchargeables gratuitement. Or il faut parfois «neufs jours» pour «casser» ces algorithmes.
Formations à distance
«Conscients de la relativement faible connaissance de l'arabe par les jeunes générations, des sites clairement islamistes et même djihadistes n'hésitent pas à proposer des versions françaises, allemandes, anglaises, etc.», notent Akmouche et Hemery. «L'inconvénient, ajoutent-ils, est qu'il existe aussi sur Internet des sites proposant des formations à la guérilla (urbaine notamment, comme certaines revues au format PDF), à la fabrication d'explosifs à partir de composants du commerce, au maniement des armes à feu.» On peut y lire ce type d'instructions : «Nous vous recommandons des cibles faciles au début (…) Par exemple, (…) en Algérie, les Français (…). Pour les cibles humaines», après «les juifs», les «chrétiens seront classés dans l'ordre suivant : Américains, Britanniques, Espagnols, Australiens, Canadiens et Italiens». Ce texte mais aussi d'innombrables fatwas sont actuellement disponibles d'un simple clic.
À en croire les deux experts, la propagande se double parfois de «formations à distance («e-learning») des internautes susceptibles de passer à l'acte». Un danger loin d'être virtuel. Les membres de la filière irakienne de Montpellier condamnés jeudi à Paris comptaient parmi leurs complices un certain Shraidi, que l'Algérie vient de condamner à douze ans de prison. Il avait pris directement contact, via sa messagerie d'ordinateur, avec l'ex-GSPC pour lui proposer ses services.
Les modérateurs des forums extrémistes, invitent désormais leurs «frères internautes» à plus de prudence dans l'évocation de leurs projets. Mais un juge antiterroriste le dit : «Sur ces sites, les jeunes finissent par se monter la tête.»
Le djihadisme sur Internet a pris des proportions industrielles et menace ouvertement la France. Dans ses derniers Cahiers de la sécurité, consacrés à la criminalité numérique, l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), dirigé par Pierre Monzani, se penche sur le phénomène.
Deux experts proches des milieux militaires, Walter Akmouche et Henri Hemery, ont donc analysé pour le compte de cet organisme, directement rattaché à Michèle Alliot-Marie, la propagande des islamistes radicaux. Ils révèlent dans leur étude que les sites appelant à la guerre sainte enregistrent des milliers de connexions depuis l'Hexagone. La seule adresse d'un site de soutien à la «résistance irakienne» comptabilise deux cents visites quotidiennes. Ce qui place la France en «cinquième position des pays consultants, devant l'Égypte ou l'Arabie saoudite».
Selon les auteurs, des as du marketing conseillent les djihadistes. Le discours d'al-Zawahiri, numéro deux d'al-Qaida, est mis en scène par une agence de communication. Abou Moussab al-Zarqaoui avait lui troqué ses traditionnelles invectives en dialecte jordanien pour un discours calme et posé. Il était même devenu adepte du «Web 2.0 ou Web contributif», sous forme de chats et autres forums de discussion. N'hésitant pas à multiplier les provocations face aux «mécréants et infidèles». On comptait 74 sites djihadistes en avril 2006. Ils sont sans doute «près de deux cents aujourd'hui», assure un policier spécialiste de la veille sur Internet qui reconnaît la «complexité grandissante» de son travail.
L'inquiétante propagande islamiste sur Internet ( article du Figaro du 7/11/08)
Walter Akmouche en connaît les raisons : «Les djihadistes sont désormais en mesure d'utiliser la stéganographie (logiciel permettant de camoufler un message dans un fichier photo, par exemple).» Ils ont aussi accès à des logiciels de cryptographie, téléchargeables gratuitement. Or il faut parfois «neufs jours» pour «casser» ces algorithmes.
Formations à distance
«Conscients de la relativement faible connaissance de l'arabe par les jeunes générations, des sites clairement islamistes et même djihadistes n'hésitent pas à proposer des versions françaises, allemandes, anglaises, etc.», notent Akmouche et Hemery. «L'inconvénient, ajoutent-ils, est qu'il existe aussi sur Internet des sites proposant des formations à la guérilla (urbaine notamment, comme certaines revues au format PDF), à la fabrication d'explosifs à partir de composants du commerce, au maniement des armes à feu.» On peut y lire ce type d'instructions : «Nous vous recommandons des cibles faciles au début (…) Par exemple, (…) en Algérie, les Français (…). Pour les cibles humaines», après «les juifs», les «chrétiens seront classés dans l'ordre suivant : Américains, Britanniques, Espagnols, Australiens, Canadiens et Italiens». Ce texte mais aussi d'innombrables fatwas sont actuellement disponibles d'un simple clic.
À en croire les deux experts, la propagande se double parfois de «formations à distance («e-learning») des internautes susceptibles de passer à l'acte». Un danger loin d'être virtuel. Les membres de la filière irakienne de Montpellier condamnés jeudi à Paris comptaient parmi leurs complices un certain Shraidi, que l'Algérie vient de condamner à douze ans de prison. Il avait pris directement contact, via sa messagerie d'ordinateur, avec l'ex-GSPC pour lui proposer ses services.
Les modérateurs des forums extrémistes, invitent désormais leurs «frères internautes» à plus de prudence dans l'évocation de leurs projets. Mais un juge antiterroriste le dit : «Sur ces sites, les jeunes finissent par se monter la tête.»
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