Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/

dimanche 22 juin 2008

Ayaan Hirsi Ali : «Il n’y a pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident».


«Le multiculturalisme est une théorie inconsistante»

«Le Prophète a demandé la main d’une petite fille de 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans. C’est ce qu’on appelle un pédophile.»

«L’Occident a essayé différentes manières de convertir, assimiler et séduire les Musulmans vers la modernité. Aucune de ces approches n’a réussi. Pendant ce temps, notre vénération pour la raison fait de nous des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et extrêmement agressif.»

Ce n’est pas Salman Rushdie qui pose problème. Ce sont les musulmans

Irshad Manji :

A Vancouver, où j’ai grandi, j’allais à l’école islamique tous les samedis. On nous y apprenait à nous méfier des juifs, qui adorent “mollah” au lieu d’”Allah”, l’argent au lieu de Dieu. L’instituteur nous décrivait tous les juifs comme des affairistes. Pourtant, mon quartier voyait alors proliférer des commerces asiatiques, avec leurs devantures en mandarin, en cantonais, en japonais, en coréen, en hindi, en pendjabi, et même en ourdou, la langue officielle du Pakistan. Mais pas en hébreu. Ce constat m’a fait douter : et si mon école religieuse, au lieu de m’instruire, était en train de m’endoctriner ?

Cette interrogation est ravivée aujourd’hui, alors que le romancier Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, vient d’être fait chevalier par la reine d’Angleterre. Le ministre pakistanais des affaires religieuses a estimé qu’au vu des provocations littéraires de Rushdie et de ses blasphèmes envers l’islam, il n’y avait rien d’étonnant à ce que les musulmans s’offusquent de son anoblissement et manifestent leur colère par des attentats-suicides. Plusieurs membres du gouvernement pakistanais ont répercuté cette condamnation envers le Royaume-Uni, attisant l’indignation des communautés musulmanes en Europe et en Asie.

En tant que musulmane, en effet, je me sens indignée - par l’absurdité de telles réactions.

Je suis indignée parce que ce n’est pas la première fois que des honneurs décernés par le monde occidental suscitent la haine et la violence. En 1979, Abdus Salam, premier musulman (pakistanais) à recevoir le prix Nobel de physique, avait ouvert son discours de réception par la citation d’un verset du Coran. Alors qu’on aurait pu s’attendre que sa patrie lui rende hommage, des manifestants essayèrent de l’empêcher de revenir au pays et le Parlement alla jusqu’à le déclarer “non musulman” sous prétexte qu’il appartenait à une minorité religieuse. Aujourd’hui encore, son nom reste controversé, et les autorités ne le mentionnent que du bout des lèvres.

Je suis indignée par le nombre de femmes tuées chaque année au Pakistan pour avoir prétendument souillé l’honneur de leur famille, qui excède le nombre de détenus à Guantanamo. Les musulmans ont dénoncé, à bon droit, les sévices infligés aux prisonniers de Guantanamo. Mais qu’en est-il de leur louable indignation quand il s’agit du meurtre de musulmans par d’autres musulmans ?

Je suis indignée quand, en avril 2006, j’entends les mollahs d’une mosquée extrémiste pakistanaise lancer une fatwa contre les accolades. La ministre pakistanaise du tourisme s’était en effet laissé donner l’accolade par son moniteur de parachute, après avoir réussi un saut au profit d’une organisation caritative française destinée à récolter des fonds pour les victimes du séisme qui a frappé le Pakistan en 2005. Les religieux, décrétant que l’accolade entre un homme et une femme constituait “un grave péché”, ont demandé sa démission.

Je suis indignée par leur fatwa qui confine les femmes à la maison et les oblige à porter le voile en toutes circonstances. Je suis indignée par la fermeture forcée des commerces de disques et de vidéos. Je suis indignée par la faiblesse du gouvernement qui cède au chantage des fanatiques menaçant de lancer des attentats-suicides s’ils rencontrent la moindre opposition.

Je suis indignée par la mort d’une trentaine de musulmans dans l’attentat organisé à Kaboul par des musulmans, par la mort de quatre-vingts autres aux mains de “rebelles” islamistes, et par le silence du gouvernement pakistanais qui n’a pas fait la moindre déclaration officielle pour déplorer ces attaques visant des coreligionnaires. Je suis indignée de voir que, au milieu de tels massacres fratricides, un athée comme Salman Rushdie puisse se retrouver en haut de la liste des hommes à abattre.

Surtout, je suis indignée par l’attitude de ces nombreux musulmans qui ne semblent eux-mêmes pas suffisamment indignés pour s’opposer massivement à ces ambassadeurs divins autoproclamés. Nous n’avons de cesse de déplorer l’exploitation de l’islam par les intégristes, mais quand l’occasion se présente de répliquer vigoureusement à leurs hurlements, nous nous retranchons dans le mutisme. Entre les clameurs des intégristes et le silence des modérés, quelle voix portera le plus ?

Je sais bien qu’il n’est pas facile de résister à l’intimidation. Au printemps, le monde musulman a encore resserré la vis : à l’initiative du Pakistan, l’Organisation de la conférence islamique a fait pression sur le Conseil des droits de l’homme aux Nations unies pour adopter une résolution contre la “diffamation de la religion”. Concernant spécifiquement l’islam, et non les croyances en général, cette résolution autorise les régimes autoritaires à réprimer toute liberté d’expression en se prévalant de la légitimité d’une instance internationale.

Cependant, le peuple pakistanais arrive parfois à montrer qu’il n’est pas complètement sous la coupe des chefs religieux et politiques. L’an dernier, des groupes citoyens ont contesté un ensemble de lois misogynes en vigueur depuis trois décennies et prétendument fondées sur le Coran. Leurs critiques, respectueuses de la religion, ont incité les mollahs eux-mêmes à admettre que ces lois avaient été établies par les hommes, et non dictées par Dieu.

Tout récemment, les Pakistanais ont amené le gouvernement à lever certaines restrictions sur la presse. Mon livre, traduit en ourdou et téléchargeable sur Internet, connaît d’ailleurs une diffusion spectaculaire, bien que les autorités religieuses en interdisent la commercialisation : car elles ne peuvent empêcher les Pakistanais, ou d’autres musulmans, d’assouvir leur profond désir de débat.

Dans ce contexte, il est grand temps d’en finir avec l’hypocrisie qui gangrène l’islam. Ce n’est pas Salman Rushdie qui pose problème. Ce sont les musulmans.

Salman Rushdie avait vu sa tête mise à prix à 2 millions de dollars. Les enchères sont passées à 2,5 millions, et elles n’ont pas fini de monter. Le gouvernement iranien, principal donateur, assure que c’est là un investissement rentable. Il semblerait que les juifs ne soient pas les seuls à être redoutables en affaires.

« L’islam ne connaît aucune individualité, sa vision de l’humanité n’est pas adaptée à la modernité »


« La charia ne repose sur aucun des principes légaux issus des Lumières. Sans rejet de la charia et du principe de vengeance, tous les efforts pour intégrer les musulmans sont condamnés d’avance. »

Necla Kelek est une sociologue allemande d’origine turque, née à Istanbul en 1957. Ses parents s’installent en Allemagne au cours de son adolescence.

Necla Kelek assiste à l’islamisation progressive de la communauté turque d’Allemagne. Elle s’affranchit de la tutelle de son père, un traditionaliste rigoureux, pour commencer des études de sociologie. Elle devient spécialiste des questions de mariage forcé et d’”importation d’épouses” (des jeunes filles, pour la plupart anatoliennes, souvent illettrées, sont mariées contre une certaine somme d’argent à des Turcs résidant en Allemagne, puis amenées dans ce pays sans connaître la langue, les coutumes et les lois et sans pouvoir les apprendre).

Elle mène des enquêtes sur le terrain parmi les femmes de la minorité musulmane. Elle se bat avec succès pour le durcissement des lois contre les mariages arrangés ou forcés : début 2005, ses propositions sont adoptées par le parlement.

Son livre « La Fiancée importée », publié en 2005, a suscité un débat national en Allemagne. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Otto Schily, en a écrit une critique élogieuse dans l’hebdomadaire Der Spiegel

« La culture musulmane a engendré des monstres »

Un article de Guy Millière : (…) Je veux maintenant attirer l’attention sur un livre publié en anglais, il y a quelques mois et qui ne sera, j’en suis certain, jamais traduit ni publié en France. Le titre en dit déjà beaucoup : “Now, They Call Me Infidel” [1] (Maintenant, ils m’appellent infidèle). Le sous-titre, à lui seul, condamne la version anglaise elle-même à ne jamais figurer sur l’étal du moindre libraire parisien. Je le traduis : Pourquoi j’ai renoncé au djihad pour me tourner vers l’Amérique, Israël et la guerre contre la terreur. L’auteur est une femme, qui a passé sa première enfance à Gaza : Nonie Darwish. Elle est fille de shahid, ce qu’on pourrait traduire sans extrapoler profusément : fille d’antisémite praticien de la violence terroriste. Elle retrace, en un peu plus de deux cent cinquante pages, ce que fut son parcours et ce qui a fait d’elle la femme qu’elle est aujourd’hui. Ce parcours est exemplaire par ce qu’il montre de courage. Il est exemplaire, aussi, en ce qu’il dit ce que nul n’ose dire concernant les pathologies mentales qui courent dans le monde arabe et pénètrent aujourd’hui l’Europe et l’Amérique.

Le livre parle de l’éducation des enfants à Gaza, mais aussi en Egypte, dans les années cinquante du vingtième siècle : « Dans mon enfance, je ne savais pas exactement ce qu’était un juif. Je n’en avais jamais rencontré. Tout ce que je savais, c’était que les juifs étaient des monstres qui voulaient tuer les enfants arabes pour boire leur sang ». L’ouvrage parle de la fabrication du peuple palestinien au temps de Nasser : « Le monde arabe voulait voir ces gens vivre dans des conditions intolérables, condamnés à combattre Israël en n’ayant nulle part ou aller, et même pas la possibilité de se rendre dans les pays arabes sans visa ».

Il est question, dans le récit de Nonie Darwish, de la peur omniprésente de la violence et de la crainte d’être haïe, « j’ai très vite appris à mentir, craignant que la haine envers les juifs puisse se transformer en haine à mon égard, si je ne disais pas ce qu’on me demandait de dire » ; d’une prise de conscience aussi : « On nous disait que les juifs avaient créé la pauvreté à Gaza. Mais nul ne m’a jamais expliqué les causes de la pauvreté en Egypte. Or la pauvreté que je voyais en Egypte était pire encore que celle que je voyais à Gaza ».

Nonie Darwish explique comment le caractère profondément malsain, inégalitaire, envieux, ressentimental, des relations entre les hommes et les femmes dans le monde arabe détruit toute possibilité de relation de confiance. Comment ces déséquilibres imprègnent les sociétés d’envie, de dissimulation, du risque omniprésent de la honte, de l’humiliation et de la nécessité compulsive de la vengeance. L’auteur expose le fatalisme et l’absence totale de sens des responsabilités qui en découlent. « Dans notre culture, ceux qui admettent une faute, même non intentionnelle, sont considérés comme naïfs ou stupides ». Elle expose la façon dont, dès son plus jeune âge, on lui a enseigné le djihad : « Dans le monde arabe, la signification du mot djihad est très claire : c’est une guerre sainte contre les infidèles, une lutte armée contre quiconque n’est pas musulman. C’est un combat au nom d’Allah, destiné à promouvoir la domination planétaire de l’islam ». Et Darwish souligne que l’appel au djihad n’était pas séparé de la pratique religieuse : « Les appels à la prière étaient presque toujours suivis d’appels à détruire les juifs et les infidèles ».

“Maintenant, ils m’appellent infidèle”

Nonie Darwish fait ses études à l’Université américaine du Caire et s’y ouvre ainsi peu à peu à la civilisation occidentale. Elle vit de plus en plus mal sa condition de femme dans un pays arabe et décrit comment la nécessité de mentir lui pèse, tout comme la nécessité d’être emprisonnée à l’intérieur de sa féminité : « Si j’avais décidé de m’habiller à l’occidentale, on aurait dit que j’étais provocante et que j’appelais au viol. Pour cette raison, de nombreuses femmes autour de moi portaient le voile, simplement pour n’être ni insultées ni violées ». Nonie refuse l’alternative que choisissent ses amies : « porter le voile comme un symbole d’honneur, de pouvoir et de respect, la forme féminine du djihad ». Elle discerne, au contraire, que la situation est grave et difficilement remédiable : « Le changement semble ne pouvoir survenir qu’au détriment de l’honneur des hommes et de la chasteté des femmes. La résistance au changement a pour résultat la stagnation et tout un ensemble de dysfonctionnements, politiques, économiques, sociaux et culturels ». En 1978, bravant les difficultés et les obstacles, la jeune femme décide de partir, et elle s’installe à Los Angeles. Le portrait qu’elle trace de la société américaine en laquelle elle vient se fondre suffirait à faire censurer le livre de ce côté ci de l’Atlantique : chaleur humaine, courtoisie, respect de l’autre. Elle note, très justement, ceci : « Aux yeux des musulmans du Proche-Orient, les Américains semblent naïfs en raison de leur honnêteté et de leur franchise ».

Dans les mosquées américaines, Nonie Darwish découvre non pas les tenants d’un islam modéré, mais des gens tenant un discours djihadiste ; « un antiaméricanisme féroce se dissémine dans la plupart des mosquées d’Amérique, et les fidèles y sont incités à devenir des combattants de l’islam contre l’Amérique ». Et elle met en garde : « dans le cadre du système judiciaire américain, les radicaux, s’ils sont prudents, peuvent pratiquement tout faire, même prôner le terrorisme, et être déclarés innocents par les tribunaux ». Puis : « certains spécialistes de l’islam remettent en cause l’idée que le djihad implique la violence. Plutôt que faire de la sémantique en Occident, ils devraient commencer par rectifier l’éducation de millions de gens dans le monde musulman, car des innocents sont assassinés chaque jour au nom du djihad ».

Revenant au Proche-Orient, deux décennies après en être partie, Nonie Darwish découvre avec effroi et tristesse que rien n’a changé. Les haines sont plus exacerbées encore, l’antisémitisme, l’obscurantisme et l’esprit de djihad sont omniprésents. Elle croise des journalistes occidentaux qui pratiquent la cécité volontaire et affirme sa colère : « Ils ont des bureaux partout dans la région et ne peuvent faire autrement que voir ce que je vois. N’est-ce pas leur devoir d’informer le public occidental ? ».

Après le onze septembre, les réactions des musulmans du monde l’indignent : « nombre d’entre nous n’osent s’avouer que la culture musulmane a engendré des monstres et des systèmes qui ont fait faillite… Plutôt que d’œuvrer à réformer l’islam, certains musulmans travaillent à disséminer le désordre et la violence dans le reste du monde ». Ce qui l’indigne plus encore est le double discours de musulmans qui, en Amérique et en Europe, propagent le discours selon lequel l’islam est une religion de paix, tout en trouvant des excuses aux terroristes ou en prétendant que ce ne sont pas des musulmans. « J’ai réalisé », écrit Darwish, « à quel point l’Occident est mal informé… Je ne veux pas voir la propagande, la désinformation, la haine, l’antisémitisme que j’ai connu au Proche-Orient se disséminer en Occident… Le terrorisme n’est pas un accident, il fait partie intégrante de la religion et de la culture du djihad, de la marche pour la domination mondiale qui s’est enclenchée voici des décennies dans le monde musulman… Ils maîtrisent à la perfection l’art de jouer avec les faiblesses et les tabous de l’Occident et utilisent à cette fin des mots tels qu’islamophobie ».

Le livre se termine par des mots qui concernent l’Etat d’Israël : « La façon dont les juifs ont été traités au Proche-Orient est une disgrâce. Et le monde, à l’exception des Etats-Unis, a abandonné Israël de façon à se concilier des pays musulmans producteurs de pétrole ». Elle poursuit : « les Arabes palestiniens ont été sacrifiés et maintenus en position d’otages pour constituer la ligne de front du djihad arabe… Pourquoi le reste du monde reste-t-il passif et ne fait-il rien pour arrêter le terrorisme contre Israël ?… Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral et devrait prendre d’urgence la voie de la réforme. L’obsession paranoïde envers Israël qui l’imprègne est de plus en plus intolérable, et l’Occident ne devrait pas l’excuser… Nous sommes dans une guerre sans précédents. Pire que le nazisme et le communisme, le djihad global est porté par des fanatiques qui croient qu’ils doivent conquérir le monde sur l’ordre de Dieu. Nous devons mener cette guerre et, en même temps, œuvrer pour la réforme de l’islam ». Je crois qu’il n’y a rien à ajouter.

Suède : NYAMKO SABUNI propose l'interdiction du voile à l'école

Elle est, à 37 ans, la nouvelle ministre suédoise de l’Intégration et de l’Egalité entre les sexes. Comme femme, Noire et fille de réfugiés politiques, elle porte inscrits en elle nombre des sujets qu’elle aura à traiter. Elle est arrivée en Suède avec ses parents à l’âge de 12 ans ; son père est réfugié politique du Zaïre (aujourd’hui RDC). Diplômée en droit et en information et communication, Nyamko Sabuni, mariée, mère de jumeaux, ne fait pas dans la demi-mesure. Elle a déjà proposé l’interdiction du port du voile à l’école et des examens gynécologiques obligatoires pour détecter les cas d’excision de jeunes filles. “Qu’il existe des filles dans ce pays qui vivent sous des règles datant de mille ans est une question qu’il faut aborder.”
Pour la nouvelle ministre, la principale voie pour une intégration réussie passe par une bonne maîtrise de la langue, condition nécessaire pour trouver un travail. Nyamko Sabuni a été accusée de s’exprimer de manière trop dure et de manquer d’empathie. Elle répond qu’elle ne traite pas les gens comme si elle était une gentille maman et que, lorsqu’elle ose aussi être exigeante envers eux, elle montre ainsi qu’elle les respecte.

Combattre la “culture de l’honneur”.

Africaine, immigrée, ministre scandinave. Sur la photo officielle du gouvernement suédois, Nyamko Sabuni est immanquable. Cette petite jeune femme d’origine congolaise, née en exil au Burundi, se retrouve aujourd’hui ministre de l’Intégration et c’est sur le terrain des idées qu’elle se situe d’emblée.

“Je ne pense pas faire mon travail très différemment de quelqu’un d’autre simplement parce que je suis noire, mais peut-être plutôt à cause de certains points de vue que j’ai (…), cela est plus déterminant”, affirme-t-elle en suédois, la langue qu’elle parle en famille, en alternance avec le swahili.

Agée de 37 ans, elle a beaucoup fait parler d’elle avant d’être nommée au nouveau gouvernement de centre-droit en proposant, alors qu’elle siégeait au parlement, un ensemble de mesures pour combattre la “culture de l’honneur”.

Interdiction du port du voile pour les filles de moins de quinze ans, examen gynécologique obligatoire au collège permettant de prévenir et détecter les mutilations génitales, arrêt du financement par l’Etat des écoles religieuses et criminalisation des mariages forcés sont parmi ces propositions qui lui ont valu des critiques et même d’être qualifiée d’islamophobe.

Désormais sortie des rangs de l’opposition et à la tête d’un ministère cumulant l’Intégration et l’Egalité entre les sexes, Nyamko Sabuni, qui reçoit dans son bureau coquet et sans luxe apparent, souligne que son rôle a changé.

“J’ai joué mon rôle, j’ai initié un débat. En tant que ministre je vais appliquer la politique sur laquelle nous sommes tombés d’accord”, dit-elle. La coalition qui a détrôné les sociaux-démocrates suédois aux législatives de septembre est formée de quatre partis.

Mais “je dis aussi avec honnêteté comment sont les choses : je crois toujours en ces propositions et les problèmes demeurent”, lance cette femme élégante au regard franc et à l’air assuré.

En 1981, à l’âge de 12 ans, elle est arrivée en Suède avec sa mère et trois de ses cinq frères et soeurs. Là, elle a retrouvé son père, un opposant politique plusieurs fois emprisonné au Congo (actuellement République démocratique du Congo), venu dans le pays nordique grâce à Amnesty International.

“Mon père et ma mère sont immédiatement entrés dans la vie active (…) ce qui fait que pour nous, il n’y a rien eu de bizarre. Les parents travaillaient, nous allions à l’école et la vie suivait son cours”, raconte la ministre dont l’intégration semble exemplaire et dépourvue de traumatisme. “Je suis très fière de mes racines, je n’ai jamais eu de problème d’identité”, résume-t-elle.

A Kungsängen (20 km de Stockholm) “nous étions la seule famille d’immigrés visible”, dit-elle. L’apprentissage du suédois lui a suffi pour se fondre dans son pays d’accueil.

Selon Nyamko Sabuni, le marché du travail et la société suédoise permettait dans les années 80 aux immigrés de s’intégrer plus facilement qu’actuellement. Aujourd’hui, la création d’emplois, des cours de langue adaptés et la lutte contre la discrimination sont les clés de l’intégration, estime-t-elle.

Elle reproche à la Suède d’avoir longtemps appliqué une politique d’assistanat qu’elle espère que le nouveau gouvernement va réussir à rompre.

“Pour moi, en tant que libérale, il est très important que (les gens) sachent qu’ici, ils ont des possibilités et des avantages, mais aussi des obligations et des exigences”, explique cette mère de famille mariée à un Suédois.

Farouchement opposée aux pratiques culturelles ou religieuses quand elles ne respectent pas la constitution et les droits de l’Homme, Nyamko Sabuni avance qu’à l’heure actuelle, environ 100.000 filles en Suède subissent “la culture de l’honneur”, une notion qui englobe pour elle les examens de virginité, le port du voile pour les petites filles, l’excision, les mariages forcés ou encore les violences physiques.

“Le plus important pour moi est que nous ayons un dialogue, un débat, et que nous décidions ensemble de ce qu’il est possible de faire”, dit-elle.

Wafa Sultan : « L’occident sous-estime la perversité de l’islam »

A l’occasion d’un séjour de 2 semaines en Australie, Dr Wafa Sultan, psychiatre, syrienne de naissance, a rencontré les dirigeants du pays. Elle les a mis en garde, estimant que les pays occidentaux devaient surveiller de près tous leurs ressortissants musulmans.
Selon elle, l’Australie et les Etats-Unis ont été abusés en étant amenés à croire qu’il existait une interprétation modérée de l’islam.

Wafa Sultan a déclaré que les musulmans subissaient un «lavage de cerveau dès le plus jeune âge, leur faisant croire que les valeurs occidentales étaient néfastes, et que le monde serait un jour soumis à la charia».

Déjà sous le coup de deux fatwas demandant sa mort, elle a averti les dirigeants politiques que les musulmans continueraient à exploiter la liberté d’expression de l’Ouest pour répandre la haine et attaquer leur pays d’adoption. Jusqu’à ce que les occidentaux comprennent l’ampleur de la menace islamique.

“Vous combattez quelqu’un qui souhaite mourir” a t-elle déclaré. “Il vous faut comprendre cette mentalité et trouver le moyen d’y faire face. La mission du musulman sur terre est de combattre pour l’islam, et de tuer ou d’être tué. Le musulman n’est là que pour un court moment : une fois qu’il a tué un kafir (un incroyant), il est prêt à rejoindre son dieu. »

Selon Wafa Sultan, l’islam est une idéologie politique que l’on considère à tort comme ayant un versant modéré. « C’est la raison pour laquelle l’occident doit surveiller de près tous les musulmans ; vous ne pouvez pas savoir quand ils sont prêts à être “activés”. Le problème est qu’ils partagent tous les mêmes croyances de base ».

Dr Sultan, mère de 3 enfants, qui a émigré aux USA en 1989, a déclaré que si les occidentaux voulaient gagner la guerre contre le terrorisme, ils devaient tenir les musulmans responsables des atrocités commises au nom de l’islam. Alors qu’elle considère le prophète Mahomet comme pervers, estime que le coran doit être détruit pour sa violence, le Dr Sultan a plus de mal à formuler sa pensée concernant les musulmans, qu’elle essaye de libérer de leur carcan de croyances.

« Je pense que la seule façon est d’exposer les musulmans à d’autres cultures, à d’autres modes de pensée. Les musulmans sont les otages de leur propres croyances depuis 1400 ans. Il est impossible de conserver le coran.»