Source : site de Primo-Europe
Les grandes structures aiment à s’entourer de petits vieux à peau parcheminée, celle-ci ayant l’immense avantage de les faire passer pour des sages.
A l’instar de Stéphane Hessel, qui ne refuse jamais une présidence honorifique puisqu’il parait que c’est pour parler des Droits de l’Homme.
Richard Falk, ex-professeur de l’université de Princeton (professeur émérite est le terme exact) est du nombre de ces roublards blanchis sous le harnais.
Ce dernier, nommé par l’ONU pour occuper le poste d’envoyé spécial dans les territoires palestiniens, se voit fréquemment affublé du titre d’Expert, même par le Monde diplomatique, qui ne décerne pas souvent ce genre de satisfecit.
Il est d’ailleurs tout à fait navrant de constater que nos médias théoriquement les plus favorables au changement, si ce n’est au Grand Soir, en tout cas au renouvellement des idées et du personnel politique, insistent si lourdement pour aller chercher du crédit à l’ombre des vieilles branches.
Pour en revenir à Falk l’expert, juste avant d’être nommé à ce poste, il a tenu les propos suivants : « La punition collective infligée par Israël aux habitants de Gaza, s’apparente à celle qu’ont subi les juifs pendant l’Holocauste », indiquant par là que l’Etat d’Israël pouvait facilement être comparé au régime nazi.
On voit par là qu’être professeur de droit émérite ne protège ni des coups de soleil, ni de la sénilité.
Cette affirmation hasardeuse nuit beaucoup à l’image de cette majestueuse profession et vient à point nommé rappeler qu’il n’est pas de noble métier sans ses moutons noirs.
Un chiffre peut peut-être éclairer les lecteurs de Richard Falk, qui sont nombreux, ce en dépit des efforts louables de son traducteur attitré, Marcel Charbonnier.
Les Palestiniens étaient 750.000 en 1948. Ils sont aujourd’hui 4,5 millions au minimum. Comment un homme pourtant instruit peut-il proférer de telles absurdités, alors qu’il vient de la prestigieuse université de Princeton ?
Parce que, justement…
Les admirateurs de Falk en Europe et en France sont les mêmes que l’on voyait pétitionner d’arrache doigts pour les grandes causes, ne s’aventurant que très rarement de la rive droite à la rive gauche dans les années 70.
Ce sont ces mêmes, issus de la lutte des classes et du journalisme de combat (sans majuscule, merci la typo), qui se sont émiettés de plaisir à la lecture d’un livre fameux dans les années 70, issu du courant de la Gnose de Princeton.
Cette appellation ne dit plus rien à nos énarques d’aujourd’hui qui ne comprennent le monde qu’à travers leurs calculettes.
Mais la gnose de Princeton a été un mouvement de pensée qui a agité les nuits de cette génération. Thèses, articles, colloques, assemblées spontanées, tout le monde voulait entendre parler de cette fameuse Gnose, mouvement réconciliant la lutte, la théologie, la philosophie, la justice sociale et les origines du monde.
Enfin, pensait-on, l’Université américaine sortait de son étroitesse pour se lancer à la conquête de l'intelligentsia. Cela correspondait au Flower Power, au mouvement anti-ségrégation, bref au renouveau du monde libre.
Dans son livre « La Gnose de Princeton », Raymond Ruyer, professeur de philosophie originaire des Vosges, élève de Raymond Aron, connut un succès planétaire. Ce livre fit beaucoup pour la réputation d’ouverture de cette université.
Et les Américains eux-mêmes se mirent à admirer ce courant de pensée après avoir bien entendu fait traduire le livre, soit-disant venu de chez eux.
Le malheur est que, lorsque des intellectuels français prirent la peine d’aller cheminer à la rencontre de ces fameux gnostiques de Princeton, ils tombèrent de haut et passèrent tout simplement pour de fieffés idiots. Ils sont revenus en France sans trop se vanter. Pas facile, pour une sommité intellectuelle, de se faire prendre d'aussi belle manière.
L’auteur, Raymond Ruyer, venait de monter de toutes pièces un des plus fameux canulars philosophiques, à part peut-être La nausée et les mains sales, mais lui l’a fait exprès.
Les penseurs de Princeton n’existaient pas. Ruyer les avait inventés de toute pièce. Il avait truffé son livre de formules passe-partout et alambiquées du style "Au XXI° siècle, seules subsisteront les sociétés qui seront parvenues à survivre". Pas un penseur français ou américain ne s'est aperçu de la supercherie.
Pas un professeur d'université n'a relevé l'incongruité. Ruyer, homme à l'humour dévastateur, avait des doutes en écrivant ce livre. Il ne pensait pas que le canular marcherait. Il disait à son complice Jean Brun, professeur à l'Université de Dijon : "C'est peut-être un peu trop. Ils vont s'en apercevoir". Hé bien, non. Tous ont marché.
C’est donc avec beaucoup de méfiance qu’il faut se nourrir à la pensée d’un professeur de Princeton.
Qui sait ? Peut-être n’existe-il point, ce Richard Falk ? Peut-être est-ce encore un canular du facétieux Monde Diplo ?
Ce serait trop beau
Les Nations Unies et son fameux Conseil pour les Droits de l’Homme dont on a souvent dit tout le bien qu’on pouvait penser sur Primo, a nommé Richard Falk soi même à la tête du Conseil pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens.
Ce même Conseil des Droits de l’homme ne manque jamais une occasion de stipendier Israël et reste toujours muet dés lors qu’il s’agit de critiquer un régime musulman.
C’était il y a quelques mois.
Ces derniers jours, Richard Falk a qualifié l’attitude d’Israël à l’encontre des Palestiniens de « crime contre l’humanité ».
Ygal Palmor, porte parole du ministère des affaires étrangères, a catégoriquement rejeté le communiqué publié à Genève. Selon le diplomate israélien, « la crédibilité de cet expert a subi un coup dur avec son communiqué qui relève plus de la propagande anti-israélienne que du langage de vérité ».
Autant dire que Richard Falk se sent très à l’aise, très en symbiose avec ses camarades du Conseil des Droits de l’homme. Les rumeurs qui circulent selon lesquelles il aurait même été nommé à ce poste que grâce à sa haine d’Israël sont bien entendu sans fondement.
On ne saurait ainsi refuser les services d’un si éminent professeur de Princeton. Puisqu’on se tue à vous dire que c’est une université sérieuse.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté ce mardi 9 décembre, un rapport qui accuse Israël d’infliger « des tortures physiques et mentales à des prisonniers arabes ».
Salauds d’avocats israéliens ! Eux qui vont visiter tous les jours les détenus palestiniens, aux frais du contribuable israélien, ne se sont donc jamais aperçu que leurs clients étaient torturés par la soldatesque israélienne.
Rappelons pour rigoler que le Conseil des Droits de l’homme n’a jamais émis la moindre condamnation envers le régime syrien qui fait tirer à la mitrailleuse lourde sur ses prisonniers, et qu’il cherche encore les moyens de faire fléchir le camarade Bachir, qui en est à son presque 1 million de morts à lui tout seul, au Darfour.
Rappelons enfin et toujours qu’Israël reçoit quotidiennement sa ration de roquettes à Sdérot et aux environs, tandis que les camions humanitaires ne cessent de traverser la frontière vers Gaza, venant d’Israël.
On aimerait penser que Richard Falk soit l’un des pires représentants de la structure internationale. Mais il ne faut pas désespérer. A sa mort, ils nous sortiront un éminent professeur de chimie de l’université Patrice Lumumba, à Moscou.
Ou un professeur d’Histoire… ou quelqu’un, au hasard, qui ait reçu un doctorat…
Tiens, Mahmoud Abbas, par exemple !
Histoire de rester dans l’impartialité la plus totale, ainsi qu’il sied à une aussi vertueuse organisation.
Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/
samedi 13 décembre 2008
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