Article de la Charente Libre
LES VOLS EN BANDE SE MULTIPLIENT DANS LE CENTRE D'ANGOULÊME
Les commerçants du centre-ville d'Angoulême sont victimes de vols en bande organisée. Une recrudescence contre laquelle les parades efficaces n'existent pas
02.12.2008
Alexandre LE BOULC'H
La «tendance» hiver 2008 dans les commerces de centre-ville d'Angoulême est au vol en bande organisée. Depuis quelques jours, cette pratique sème l'inquiétude dans les rues commerçantes. De La Bussatte à la rue des Postes, nombre de boutiques ont été touchées, surtout celles qui vendent des marques haut de gamme. Dernière victime en date, le magasin Lothaire, rue des Postes.
Mercredi dernier vers 18h15 à la nuit tombée, pendant que des compères faisaient le guet dans la rue d'Arcole déserte, trois adolescents sont entrés. Ils se sont emparés d'une pile de jeans et de deux autres de pulls avant de repartir en courant. En moins de dix secondes, ils ont raflé un butin d'une valeur de 2.000 euros. La technique est imparable. Elle est pratiquée depuis le début de l'année avec une nette accélération à l'approche des fêtes. «En trente ans de métier, je n'ai jamais vu ça.» Isabelle Pitcho, une commerçante qui a cinq boutiques de vêtements dans la rue Goscinny, est aux quatre cents coups. Pendant les fêtes de la Toussaint, son magasin XY 66 a été victime à cinq reprises de vols en bande organisée. «Ce sont des jeunes des quartiers, croit savoir la commerçante qui assure que les filles s'y mettent aussi. Ils entrent par vague de deux et lorsqu'ils sont six ou huit dans le magasin, ils volent ce qu'ils veulent. Si on essaye de leur interdire l'entrée avec mes vendeuses, les insultes volent, on me traite de raciste. Franchement ça fait peur. Surtout quand on appelle la police et qu'on nous dit qu'ils n'ont personne à nous envoyer. On va demander à Cap 2000 si on ne peut pas financer un vigile privé pour la rue.»
Une explosion
de ces méthodes
Le commissaire de police Olivier Damien le reconnaît, le nombre de vols à l'étalage s'est littéralement envolé cette année (lire encadré). Et avec seulement trois équipes qui tournent, il n'est pas toujours possible d'intervenir dans l'instant. «Ce sont principalement les petits commerces sans dispositif de surveillance qui sont touchés», note le commissaire, indiquant qu'une surveillance accrue sera mise en place à partir du 8 décembre jusqu'à la fin des fêtes.
«Les bips antivol ça ne sert plus à rien. La vidéo surveillance c'est très cher et comme les voleurs ont leur capuche rabattue, une écharpe sur le nez et des gants, je ne suis pas sûr que ça soit efficace», assure Christophe Duquerroy, victime lui aussi de cette technique il y a dix jours place de La Bussatte. Les voleurs sont entrés dans son magasin de vêtements ont pris pour 2.000 euros de marchandise en deux brassés de costumes sur les cintres avant de s'enfuir. Et pendant que le commerçant poursuivait ses voleurs, un autre était en train de voler dans le magasin déserté.
Les magasins de la Galerie du Champ-de-Mars sont aussi touchés malgré la présence de vigiles. A l'exemple de Zara qui a la particularité d'avoir une entrée extérieure. Idem pour les Galeries Lafayette et la parfumerie Séphora où la présence de professionnels de la sécurité ne décourage pas les voleurs à la tire. «C'est bien simple, moi j'ai arrêté d'essayer de vendre des lunettes Lacoste ou Police. On nous les piquait toutes», lâche l'opticien Jean-Marie Roger, plus confronté à «des vols classiques» de la part de clients beaucoup plus discrets. Des vols qui lui coûtent entre cent et cent cinquante paires de lunettes par an, «surtout des Ray Ban».
«C'est très violent comme technique», témoigne Christophe Gadrat du magasin En Parallèle, derrière le tribunal, dans le vieil Angoulême. Victime à trois reprises de cette technique de vol depuis le printemps, il fait les comptes: 7.500 euros pour une trentaine de jeans et des blousons. «La dernière fois, en coursant les voleurs, j'ai permis qu'on en arrête un, raconte-t-il. Mais une fois remis en liberté, ils recommencent. C'est devenu tellement compliqué aujourd'hui de prouver leur culpabilité pour les faire condamner que je ne vois pas comment arrêter ce phénomène.»
Une ouverture à distance
Son avocat vient d'envoyer un courrier circonstancié au procureur de la République. Le commerçant innove avec une solution radicale. Il vient de faire installer, pour 500 euros, un système d'ouverture à distance des portes de son magasin. Comme dans une banque, son personnel n'ouvrira qu'à certains. «Il faudra montrer patte blanche. ça devrait limiter les vols. En revanche, nous risquons d'avoir des menaces physiques directes des voleurs qui seront pris au piège pour sortir. Ces jeunes n'ont peur de rien.»
Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/
mardi 2 décembre 2008
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