Les Espagnols ont cédé au terrorisme islamiste. Les prochaines exigences d'Al Qaïda seront le droit au port du voile dans les lieux publics puis le retour de l'Espagne à l'islam. Le communiqué de revendication des Brigades Abou Hafs Al Masri explique en effet que les attentats du 11 mars ont pour but de régler « de vieux comptes (viejas cuentas) avec l'Espagne croisée », alliée des Etats-Unis dans leur guerre contre l'Islam », et que la colère des Moudjahidines serait calmée lorsque l'Espagne reviendra à la situation de 711, date de la conquête de l'Andalousie par Tarik... Depuis la perte de l'Andalousie islamique en 1492, l'Espagne, reconquise par les Reyes catolicos, demeure à l'instar d'Israël ou de la Sicile une terre « usurpée » qui doit revenir un jour à l'islam de gré ou de force. Aussi, même si l'Andalousie demeure profondément catholique, ce n'est pas un hasard si la plupart des grandes organisations islamiques d'Espagne y sont implantées.
« Les islamo-terroristes nostalgiques du Califat andalou en veulent avant tout aux Chrétiens »
Grâce à l'aide extérieure des Frères musulmans, du Qatar, de l'Iran, de l'Arabie saoudite, du Pakistan ou du Maroc, ces structures sont non seulement parvenues à s'implanter depuis quelques années dans toute l'Espagne, mais même à y établir des enclaves comme celle d'Albaicin à Grenade, qui dispose de ses propres écoles coraniques, maisons d'édition, cimetières, cliniques et journaux. Au-delà, la péninsule ibérique est une plaque tournante cruciale pour les islamo-terroristes. Et c'est parce que le gouvernement d'Aznar a décidé que cela devait cesser qu'Al Qaïda a rompu la trêve, conclue de facto depuis des années de laxisme tant que l'Espagne fermait les yeux, comme l'Angleterre, la Belgique ou l'Italie.
Après l'Espagne, l'Italie, la France et la Grande Bretagne seront les prochaines cibles. La France parce qu'elle « persécute les Musulmans avec des lois laïques contre le voile », d'autant plus vécues comme « iniques » que les intellectuels d'extrême gauche n'ont de cesse de dénoncer un risque de dérives islamophobes ou de stigmatisation, comme si la défense de la laïcité républicaine était désormais assimilable à du racisme. L'Italie ou la Grande Bretagne, parce qu'elles n'ont pas renoncé à retirer leurs troupes d'Irak. Quant à Londres, elle demeure la base arrière la plus sûre des recruteurs d'Al Qaïda, qui y bénéficient d'une liberté d'expression quasiment totale. La Grande Bretagne est donc exclue d'office du « pacte de non-agression », en dépit de tous les efforts déployés par Londres pour obtenir la neutralité des islamistes en les accueillant et en les protégeant sur son sol, souvent contre les polices des pays arabes, ou même de la France, qui les recherchent.
L'Italie du très atlantiste et « islamophobe » Silvio Berlusconi doit se sentir désormais autant visée en vertu de son pro américanisme, de son soutien au « tueur de Tchétchènes » Vladimir Poutine et de la force symbolique de Rome, capitale mondiale de la catholicité, convoitée depuis toujours par les conquérants d'Allah, d'où la présence de la plus grande mosquée d'Europe, financée par Riyad. L'Italie demeure de surcroît une plaque tournante majeure des trafics d'armes et de clandestins pour les islamistes et les mafias albanaise et turque tellement à l'aise dans les zones mafieuses et incontrôlées de l'Adriatique et des côtes siciliennes.
Contrairement à une idée hélas fort répandue et entretenue par les milieux de pensée anti-sionistes radicaux, les Islamistes n'en veulent pas à l'Occident uniquement à cause du soutien à Israël. Depuis les origines de l'Islam, les guerres livrées aux Byzantins et à l'Espagne, puis les Croisades, les Cavaliers d'Allah considèrent « l'Occident croisé » (Al Gharb al Salibi) à la fois comme le pire ennemi avec l'Inde polythéiste et la terre de conquête et de conversion par excellence. N'oublions jamais que les islamo terroristes, nostalgiques du Califat aboli par Atatürk et combattu des siècles durant par l'Europe « croisée », en veulent avant tout aux Chrétiens « théophages », « infidèles », « colonialistes » et « impérialistes ».
Tentée par le syndrome munichois et incapable de stopper la progression du totalitarisme islamiste sur son propre sol, la vieille Europe, rongée par ses démons inhibiteurs, croit échapper aux foudres islamistes en se désolidarisant toujours plus d'Israël et des Etats-Unis. Géant économique et nain politico-stratégique, l'Europe essaie de masquer son impuissance derrière l'anti-américanisme le tiers-mondisme le plus pro-arabe et anti-sioniste.
Faute d'avoir mis sur pied une réelle politique de défense, Bruxelles croit pouvoir conjurer un choc de civilisations et régler définitivement le problème de la défense européenne en intégrant la Turquie, pilier stratégique de l'Otan et forte d'une armée de 800 000 hommes. Ankara ayant averti que si sa candidature était rejetée, elle mettrait son veto à l'utilisation des moyens logistiques de l'Otan par l'Union, condition sine qua non de la viabilité de la politique de défense communautaire.
L'intégration de la Turquie dans l'Europe et la suppression des frontières internes qui en découlera risquent de faire de l'Iran, de l'Azerbaïdjan et du nouveau cur international du Djihad d'Al Qaïda que sont l'Irak et les montagnes du Kurdistan - sans oublier les filières tchétchènes, qui passent par la Turquie et la Géorgie voisine (Pankissi) - des nouveaux voisins de l'Union ! Les plus puissants réseaux islamistes radicaux turcs et kurdes sont déjà basés en Allemagne, en Europe du Nord et en Alsace, au grand dam des militaires et des kémalistes turcs qui maudissent ce même laxisme européen à l'origine des victoires électorales des islamistes à Ankara.
La volonté folle des dirigeants européens de démanteler le pouvoir des militaires d'Ankara au nom des critères de Copenhague permettra à l'islamisme « modéré » turc d'en finir une fois pour toutes avec le dernier obstacle empêchant une islamisation de la Turquie : l'armée, dernier bastion de la laïcité kémaliste. Alors les objectifs historiques des islamistes turcs de ré islamiser la Turquie, de rompre avec Israël et les Etats-Unis, puis de conquérir l'Europe, ne seront plus seulement un rêve
Alexandre del Valle, chercheur en géopolitique, a notamment publié aux éditions des Syrtes: « Le totalitarisme islamiste à l'assaut des démocraties » (Paris, 2002) et « La Turquie dans l'Europe, un cheval de Troie islamiste ?, 2004.
Liberté Egalité Fraternité ! L'islam est incompatible avec la démocratie, la république et la déclaration des droits de l'homme ! " Le racisme est la plus basse forme de stupidité humaine, l'islamophobie est le summum du bon sens. " Merci au site de SIOE pour cette belle formule. Sites américains à visiter absolument : http://www.antijihadresistance.com/ http://www.unitedamericancommittee.org/ et : http://www.a-voix-haute.com et http://www.bivouac-id.com/
dimanche 28 septembre 2008
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